Xbox Scarlett : Que nous réserve la prochaine génération ? Décryptage des caractéristiques les plus probables ! (Partie 1/3)

 

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Depuis 2018, la stratégie mise en place par Phil Spencer quelques années auparavant commence à porter ses fruits. L’échec du lancement de la Xbox One en 2013, les choix techniques et commerciaux douteux, avait grandement affaibli la branche Xbox. Mais c’est de cet échec qu’est née cette nouvelle impulsion. En moins de 4 ans, Xbox a repris sous son aile les développeurs indépendants, a retravaillé sa Xbox One et ses fonctionnalités, a mis en place une politique pro-consommateur inébranlable et des services qui « drive » l’industrie à eux seuls. Le lead technologique, avec la Xbox One X, a été largement repris à son concurrent le plus féroce. L’investissement dans les studios 1st party n’a jamais été aussi fort et Microsoft retrouve la confiance qu’il avait perdu quelques années auparavant avec pour principale différence : l’humilité.

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L’année 2019 débute à peine, que déjà un nombre incalculable de rumeurs sur la prochaine génération de Xbox effleurent l’internet. L’occasion pour nous de trier, du mieux qu’on peut, les probabilités, les fantasmes et vous donner un aperçu de ce que la « Xbox Anaconda » pourrait abriter en son sein.

Alert Spoiler : « la philosophie de la Xbox One X » est toujours présente.

 

Nous partons du postulat que Microsoft a une stratégie de gamme Xbox qui tend à être de plus en plus profonde, avec une tarification et des spécificités différentes selon les besoins. Le scénario le plus récurent ces derniers temps consiste à l’élaboration de 2 modèles distincts. Tous deux faisant partis de la famille « Scarlett » et répondant aux noms de code : Lockhart et Anaconda.

 

 

Nous pensons, à titre personnel,  que la Xbox One X actuelle aura un rôle à jouer dans cette élaboration de gamme profonde Xbox. On imagine dès lors que cette dernière aura une rétrocompatibilité ascendante : c’est-à-dire capable de lire les jeux de la nouvelle génération, du moins, sur un temps donné de 2 ans par exemple minimum.

On se retrouverait avec 3 tarifs différents pour accéder à l’expérience Xbox :

 

  • Xbox Scarlet « Anaconda »: à 500€ pour l’expérience la plus premium.
  • Xbox One X : qui (on suppose) tournerait aux alentours de 350€ pour une expérience solide à prix contenu. Microsoft pourrait même revoir légèrement sa copie interne avec une puce probablement gravée en 10 ou 12nm pour baisser les coûts de production.
  • Xbox Scarlet « Lockhart »: à 200/250€ pour l’expérience Xbox la moins onéreuse. Epaulé par le service xCloud afin de compenser son retard « relatif » vis-à-vis des deux autres modèles.

 


Une nouvelle référence technique nommée « Xbox  Scarlett Anaconda » !


 

Toutes les rumeurs pointent dans le même sens. Cette « Anaconda » représentera la nouvelle base de travail principale pour Microsoft. Le kit de développement est par ailleurs en cours de finalisation.

Les indiscrétions du net parlent régulièrement d’une console située entre 12 à 15 Teraflops, affublée d’un GPU « Navi » d’AMD, voir même « Arcturus »

Nous souhaitons apporter des précisions sur ces rumeurs. En insistant sur ce qui est réalisable et ce qui ne l’est pas !

 

Reprenons depuis le début :

 

Il faut gardez à l’esprit que lorsque qu’une console de nouvelle génération sort, son kit de développement est en circulation auprès des partenaires du constructeur depuis un an / un an et demi. (et un peu plus pour les développeurs 1st Party)

Il suffit de regarder ce qui s’est passé pour la Xbox One et la PS4 à la fin 2013 pour leur commercialisation : leurs « kit dev » avaient déjà été mis en circulation en 2012.

 

On y retrouvait alors des GPU « Liverpool » pour la PS4 et « Durango » pour la Xbox One, créés par AMD à la demande Sony et Microsoft, à partir d’une base de Radeon HD7850 et HD7790 respectivement. Ces mêmes composants (customisés) se sont retrouvés dans les versions finales de ces consoles alors en gestation.

On constate d’ailleurs le même scénario lors de la génération précédente. Nous pouvons donc partir du postulat que les kits de développement des futurs consoles nous donnent, partiellement, des indices fiables sur leurs caractéristiques.

Cet état de fait, nous servira d’axe de développement tout au long de l’article.

 

Petit aparté sur la PS5, elle aussi très sujette aux rumeurs en ce début d’année. Nous avons appris il y a peu que les kits de développement de cette dernière étaient en circulation au sein des développeurs 1st party de Sony. Cette info a circulé en janvier dernier. Il est fort probable que ces kits soient en possession de ces studios depuis quelques mois déjà quand les sites internet spécialisés reprennent l’information. Si l’on applique notre règle du décalage d’un an et demi (au maximum) entre la distribution des kits et la sortie d’usine de la console dans sa version grand public, on obtiendrait dans le cas de la PS5 une date de disponibilité aux alentours de mars 2020. Date similaire aux récentes rumeurs du net à son sujet.

 

Cette parenthèse japonaise étant close pour le moment, revenons sur le dossier Anaconda :

Si l’on se base sur les rumeurs, cette Xbox serait attendue pour le mois de novembre 2020. Un décalage de 8 mois avec la PS5 ? Fort probablement. Les kits de développement ne sont manifestement pas officiellement en circulation pour cette dernière. Et si l’on se base sur cette supposée date de sortie de novembre 2020, nous pouvons imaginer pour cette année une distribution des kits aux printemps, après la GDC 2019.

 

Certains internautes et afficionados de la marque Xbox, se sont mis, il y a quelques temps, à partager sur les réseaux une rumeur affirmant que les prochaines Xbox seraient équipé de GPU « Arcturus » et non plus d’un GPU « Navi » comme avancé par de précédentes rumeurs.

 


Si vous n’êtes pas à l’aise avec toutes ces générations de GPU et leurs noms alambiqués, voici 2 feuilles de route d’AMD :

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Lors de la diffusion de cette roadmap, le terme « NEXT-GEN » cachait le GPU nommé Artcurus.

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Ces roadmaps nous dévoilent année après année, les nouveautés attendue sur le marché. Grosse tuile à prendre en compte en ce qui concerne ce calendrier d’AMD, il est purement indicatif et pour cause l’entreprise américaine est une habituée du retard sur la partie GPU (en terme de CPU, AMD sait se montrer plus ponctuel).

Il n’est pas rare de constater alors des reports d’en moyenne 9 mois par rapport aux dates de lancement annoncées. Les GPU « VEGA » et « NAVI » ont subi ces retards. Ils entraînent mathématiquement avec eux les petits frères en gestation.

 

Si l’on se penche sur cette fameuse puce Arcturus, censée débouler en 2020, il est peu probable qu’AMD puisse la fournir pour une production de masse à Microsoft pour la même année. Et on ne parle  même pas du prix de cette puce « toute neuve », qui rendrait la Xbox hors d’atteinte pour la majorité des bourses. Oui, Microsoft semble dessiner une gamme pouvant répondre à tous les budgets, mais il s’agirait d’un vrai suicide commercial si le fleuron de la marque est inaccessible de part un prix élitiste.

A titre d’information, la carte graphique « Radeon VII » fraichement disponible depuis le 07 février 2019 (plus simplement, une VEGA 2nd génération) coûte environ 750€ TTC.  Alors oui, il serait malhonnête de transposer ce prix public à la conception d’une console. Mais cela donne un indice sur le caractère quasi impossible de retrouver une puce « Arcturus », si vite, dans une console grand public.

 

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Penchons-nous sur un autre point essentiel de la stratégie de Phil Spencer et pouvant nous donner quelques indices sur les composants choisis :


La rétrocompatibilité.


 

On le sait, Microsoft sait faire des miracles à ce sujet. Phil Spencer et ses équipes veulent en finir avec les changements de génération où l’on perd nos jeux, nos accessoires… La prochaine Xbox sera donc rétro !

 

Dans l’hypothèse où une carte graphique « Arcturus » est utilisée, la rétrocompatibilité sera… moins évidente. AMD parle de cette dernière comme d’une véritable nouvelle architecture, ce qui induit un travail absolument chronophage pour l’équipe rétrocompatibilité de Microsoft. Ils devront dès lors retravailler la totalité du catalogue de jeux Xbox et Xbox 360 déjà émulés. Pire encore, il faudrait faire cette même émulation sur les jeux Xbox One. Soit un total de plus de 2300 jeux à recoder pour une « Xbox Anaconda » équipée « d’ARCTURUS ».

Voilà pourquoi nous doutons sérieusement de la présence de ce type de GPU dans les entrailles de la Xbox Anaconda. Sans être catégorique pour autant, il nous parait difficile que ces rumeurs puissent être dans le vrai.

Au final, nous avons écarté sans hésitations « Arcturus », et privilégions l’inclusion dans l’équation d’un GPU « NAVI » pour la prochaine Xbox. Nous allons vous expliquer pourquoi cette option nous semble la plus crédible.

 


Navi ❤ Xbox


 

Ce choix serait judicieux, à bien des égards. Parlons un peu technique, sans vous perdre en cours de route. Pour le paragraphe qui suit, nous vous parlerons d’architecture.

Afin de simplifier l’idée, sachez que les GPU que vous connaissez actuellement sur le marché sont articulés autour d’architectures possédant chacune un nom de code.

Chez AMD nous parlerons donc de Graphics Core Next, GCN pour les intimes, et chez Nvidia, de 3 microarchitectures. Si l’on doit schématiser, cela ressemble à ceci :

 


Chez NVIDIA, entre 2014 et 2019 :

 

2014 → Architecture « MAXWELL », incluant les GeForce 960/970/980 et « Tegra X1 » (La puce qu’on retrouve dans la Switch) ;

2016 → Architecture « PASCAL », avec les GeForce GTX 1060/1070/1080 ;

2018 – 2019 → Architecture « TURING », avec les GeForce RTX 2060/2070/2080 ;


 


Chez AMD, entre 2012 et 2019 :

 

2012 → GCN 1.0, gravé en 28nm ;

2013 → GCN 2.0 : On y retrouve nos Xbox One et PS4 « fat » (gravées en 28nm) ;

2014 → GCN 3.0, toujours gravé en 28nm ;

2016 → GCN 4.0 : aussi nommé « Polaris », gravé en 14nm sur PC, et en 16nm sur les consoles PS4 Pro puis Xbox One X en 2017 ;

2018 → GCN 5.0 aka « Vega », d’abord gravé en 14nm puis en 7nm en 2019 ;

2019 → GCN 6.0 aka « Navi », pas encore disponible. Elle devrait être lancée à la fin 2019 seulement (soit un retard de 9 mois par rapport au calendrier initial) ;

2020 → Architecture « Next Generation » aka Arcturus (sortie fin 2020/début 2021) et que nous avons écarté précédemment comme hypothèse pour la Xbox Anaconda ;


 

Vous remarquerez ainsi aisément qu’en terme d’architecture, là où Nvidia en change régulièrement (environ tous les 2 ans), AMD, lui, préfère améliorer une seule et même architecture nommé GCN.

A travers ce résumé chronologique rapide, nous pouvons constater que tous les GPU d’AMD entre 2012 et 2019 partage un « tronc » commun (GCN) facilitant, nous l’avons vu, la rétrocompatibilité des jeux pour les constructeurs de console, quand ils se donnent les moyens…

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Pour la petite histoire, « Navi » marquera donc l’ultime version de l’épopée « GCN » débuté il y a 7 ans. Cela représente de longues années pour une architecture dans ce petit mais féroce milieu des cartes graphiques. Certains pourrait même qualifier l’architecture GCN de vieillissante, ce qui théoriquement n’est pas faux. Mais le tour de force d’AMD est d’avoir su faire vieillir son architecture, à tel point qu’aujourd’hui, avec une finesse de gravure de 7nm sur son GPU Vega 2nd génération / Radeon VII, AMD arrive à se montrer aussi performant sur de nombreux aspects que le mastodonte Nvidia et sa toute dernière GeForce RTX 2080.

 

Revenons à Navi !

Si les puces « Vega » de 2nd génération savent se montrer à la hauteur, qu’en est-il de « Navi » qui lui succédera ?

Les futurs Radeon à base de « NAVI » (GCN6.0) seront également gravé en 7nm. Et elles apporteront leurs lots d’améliorations en terme de rendu d’image. Il faudra compter sur une croissance légèrement accrue de leur puissance (CU boostés) par rapport aux « VEGA 2nd Gen ». Et également un meilleur rendement performance/watt : idéal pour des consoles de salon où la maitrise de la chauffe et des perf. sont des enjeux stratégiques.

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(Image non officielle)

 

Toutes les rumeurs autour des futurs Xbox parlent aussi d’une certaines quantité de RAM (nous y reviendrons dans une deuxième partie) : 16 à 24Go de RAM sont ainsi souvent avancées par les bruits du net.

A chaque fois on parle de « X Go GDDR6 » de RAM. Mais qu’est-ce la mémoire GDDR6 ? Il s’agit d’un nouveau type de RAM plus rapide et surtout moins gourmande que la GDDR5 présente dans la Xbox One X actuelle.

Il est donc très probable d’en retrouver la trace dans nos futurs hardwares.

 

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Ce qui fait, tout de suite, sens et rend l’utilisation de « NAVI » cohérente, c’est que cette  RAM « GDDR6 » sera inaugurée avec les GPU Navi d’AMD. Le fabricant n’en utilise pas sur ses précédentes gammes « VEGA » (mémoire HBM2) ou « Polaris » (GDDR5).

 

Ainsi, le choix de puces NAVI représenterait un choix logique pour Microsoft. Ils auront à disposition une puce récente, dans l’air du temps tout en garantissant de la puissance et une rétrocompatibilité à leur client.

 


Une seule petite ombre vient tenir ce tableau idyllique : la production tardive de « NAVI » par AMD (annoncée pour la fin 2019) risque de poser problème à Sony, dans l’hypothèse où la fenêtre de lancement de la PS5 (situé au début de l’année 2020 selon les rumeurs) se confirme. Sans trop nous avancer, il serait envisageable de voir Sony changer son calendrier en reportant la sortie de leur nouvelle machine. Où, d’y aller quand même avec de lourdes pénuries pendant plusieurs mois, à l’image de ce qu’a connu la Nintendo Switch à son lancement.


 

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Pourquoi un tel retard à l’allumage ?

AMD est un concepteur de puce, mais ne les produit pas lui-même. Ce rôle revient aux fondeurs. Deux sont en contrat avec AMD : TSMC et GlobalFoundries. Ce dernier à annoncé ne pas être en capacité de fournir des puces en 7nm comme initialement prévu. Ce faisant, seul TSMC est en mesure de le faire, pour cette année du moins.

Une gravure en 7nm est un défi technique pour beaucoup (GlobalFoundries ou Intel n’y arrivent pas encore) et les clients sont nombreux : Apple, Qualcomm ou Huawei viennent prendre commande chez TSMC pour cette finesse de gravure.

 

Conclusion : AMD n’est pas forcément prioritaire auprès de son fondeur TSMC et doit attendre que la situation s’améliore d’ici la fin de l’année, avec notamment, le renfort du second fondeur GlobalFoundries.

D’ici la fin de l’année 2020, période (à priori) choisie par Microsoft pour le lancement des prochaines Xbox, ces problèmes de productions seront résolus et ne devraient pas avoir d’impact sur les stocks de lancement !

 

 

Dans un prochain article, nous nous poserons la question suivante : 

Que nous réserve la génération « Xbox Scarlett » ? Quelle puissance et quel GPU semi-custom ? (Partie 02 coming soon)


Une réflexion sur “Xbox Scarlett : Que nous réserve la prochaine génération ? Décryptage des caractéristiques les plus probables ! (Partie 1/3)

  1. Perso je pense que l’univers xbox sera comme sur pc a savoir la future xbox = pc haut de gamme,la one x =milieu et la one s bas de gamme,ainsi les jeux qui sortiront sur la prochaine pourront être joués quelque soit le support avec plus ou moins de concessions.

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