Et si l’avenir du stockage passait par l’ADN ? Microsoft y croit et avance à pas de géant !

Il y a quelques jours, nous évoquions une technologie mise au point par Microsoft Research, permettant une restitution des sons réaliste avec très peu d’efforts pour les concepteurs de jeux vidéo.

Aujourd’hui, nous parlons à nouveau des ingénieurs et des chercheurs de Microsoft mais pour un projet tout à fait différent, puisque l’on va parler de stockage.

e65f7c1212_95629_adn-definition.jpg

Les moyens pour stocker des données sont nombreux : la carte perforée et ses 80 octets de stockage utilisée dans l’informatique des années 30 jusqu’à la fin des années 70. Puis l’avancée du magnétique dans les années 50 jusqu’à nos jours avec la bande magnétique, la cassette, le disque dur, les cartouches ou encore la disquette.

 

Et si en 2019, Microsoft venait de mettre au point le futur du stockage ?

 


« hello » (01001000 01000101 01001100 01001100 01001111)


 

Voilà, un message simple (et sa version binaire), pesant 5 octets et stocké dans 1mg d’ADN. C’est pour le moins ingénieux, l’ADN ne subissant que très peu la dégradation du temps (capable de durer plusieurs millions d’années).

En revanche, le procédé n’est pas nouveau et ce n’est pas là que Microsoft vient de faire une avancée… Microsoft y travaille d’ailleurs depuis quelques années. En 2016, l’entreprise américaine s’était offert 10 millions de brins d’ADN auprès de la société Twit Bioscience.

Une machine est donc parvenue à traduire ces informations biologiques en données numériques, afin de pouvoir lire le message stocké dans ces brins d’ADN, de manière automatisée, sans l’intervention de l’homme (c’est ça qui est inédit !).

Si la prouesse est réelle, on est face au balbutiement du procédé. Pour preuve, il a fallu pas moins de 21h de travail pour que la machine puisse lire le « hello » de 5 octets. En sus, la taille de la machine permettant ce résultat, illustre à elle seule le caractère naissant de cette technologie :

hello-data-dna-storage-atcg-automation-sytem-960x540.jpg

D’une taille certaine, reliée à plein de produits chimiques… on est loin du concept commercialisable pour le grand public. Les chercheurs de Microsoft n’en ont d’ailleurs pas l’intention.

Ils leur restent encore beaucoup de travail : il faut réduire la taille de l’appareil, accélérer l’encodage (Microsoft estime qu’il faut atteindre une vitesse de conversion de 100Mo par seconde pour être viable commercialement), sans oublier l’abaissement du coût de fabrication d’ADN et de son convertisseur (environ 10.000 $ pièce)…

D’autres éléments problématiques restent à solutionner comme l’écriture ou la lecture qui ne peuvent pas se faire à volonté comme sur un disque dur classique.


Les chercheurs de Microsoft Research expliquent l’avancée qu’il viennent d’opérer. 

 

Mais dans le viseur, la promesse des équipes de Satya Nadella de faire tenir un data center complet, dans du liquide, pour remplir un cube de la taille d’un dé à jouer, fait sensation. Comment est-ce possible ? Sachez simplement que dans un centimètre cube d’ADN il est possible d’avoir un équivalent d’un million de gigabits de stockage.

D’autres avantages sont à noter : les coûts d’entretien qui serait en chute libre en comparaison d’un data center aujourd’hui, ainsi que la chauffe conséquente qui ne serait qu’un mauvais souvenir.

 


 

Vous l’avez compris, le sujet est passionnant, vaste et on s’y perd assez rapidement. Nul doute que nous aurons l’occasion d’en reparler d’avantage dans les années à venir !

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s