Hypothèse sur le prochain InXile

Hypothèse sur le prochain InXile

Microsoft a déjà officialisé la mise en chantier de plusieurs RPG, mais un studio n’a pas encore révélé ce sur quoi il travaille, c’est InXile.

Concrètement, voilà ce que l’on sait…C’est à dire, pas grand-chose.

À la tête d’InXile se trouve Brian Fargo, fondateur du studio, ainsi que d’Interplay Entertainment qu’il a quitté en . Il est connu pour avoir notamment travaillé sur les deux premiers Fallout, la série des The Bard’s Tale ou encore sur celle des Wasteland. À l’origine, Brian Fargo avait prévu de prendre sa retraite après la sortie de Wasteland 3, mais le rachat d’InXile par Microsoft semble l’avoir convaincu de changer ses plans. En effet, c’est lors d’une interview avec Eurogamer (traduite par Xboxygen) que le fondateur du studio a déclaré que son départ en retraite n’était plus d’actualité et qu’on allait “devoir le supporter encore un peu”…Le temps d’un ultime projet qui lui tiendrait à cœur? La question est légitime.

Ce qui est sûr, c’est que l’acquisition par Microsoft a permis au studio d’embaucher, passant de 70 employés en 2018 à 109 aujourd’hui, de ne plus avoir à maîtriser son budget au plus restrictif, et d’avoir accès à tout un tas d’avantages liés à leur statut de studio First Party. Tout ça, sans avoir à sacrifier leur liberté créative puisque le fondateur du studio l’assure, Microsoft ne leur impose rien, ce sont eux (les membres du studio) qui choisissent sur quoi ils vont travailler.

Très peu d’informations ont été lâchées sur les prochains jeux du studio. En septembre dernier on apprenait que 2 RPG étaient en projet dont l’un d’eux entrait à peine en phase de préproduction. Plus récemment, on apprenait que le studio embauchait pour un RPG à la première personne. Les différentes offres d’emplois laissaient clairement penser qu’il s’agirait d’un action RPG avec de grosses ambitions en terme de rendu visuel. Pour ce faire, le studio utilisera l’Unral Engine 5.

Difficile de dire, avec ces maigres éléments si on aura droit à une nouvelle licence, ou un jeu basé sur une franchise existante. De même qu’il est impossible de savoir dans quel type d’univers le joueur sera plongé. Auront-nous droit à du futuriste? Du médiéval-fantastique? Du post apocalyptique? Du steam punk?

Attention, c’est là que nous rentrons dans la partie hypothèse.

Sorti en 2011, l’ip Hunted the Demon’s Forge appartient à Zenimax Media.

Par le passé, InXile s’est déjà essayé à un action RPG, et c’était pour le compte d’un éditeur que l’on connaît bien: Bethesda. Ce jeu, c’est Hunted: The Demon’s Forge, un action RPG à la troisième personne jouable en coopération. Une suite était envisagée avant même la sortie du titre, si ce dernier connaissait un succès commercial suffisant. Suite qui devait exploiter des idées qui n’avaient pas pu être intégrées dans le premier jeu. Malheureusement, l’échec commercial du jeu, sonna le glas de la franchise. Pourquoi je vous parle de cette ip et pas d’une autre? Tout simplement, car elle a une saveur particulière pour Brian Fargo. Il faut savoir que le premier jeu qu’il a commercialisé de manière professionnelle était un jeu d’aventure textuel nommé The Demon’s Forge.

C’est en découvrant ça que toutes les pièces de ce supposé puzzle se sont mises en place. Le report du départ en retraite de Brian Fargo, le rachat de Bethesda et de ses licences, le jeu à la première personne, les moyens humains, techniques et financiers mis à disposition par Microsoft… et si le fondateur d’InXile avait vu là, l’opportunité de faire coup double? Obtenir une sorte de revanche, en ressuscitant l’univers autour de “la forge du démon”, et ainsi terminer en beauté, sur la licence qui a lancé sa carrière? La boucle serait ainsi bouclée. Avouez que ça a tout d’une belle histoire, non?

Le jeu vidéo: un bouc émissaire parfait?

Le jeu vidéo: un bouc émissaire parfait?

Aussi loin que je me souvienne, le jeu vidéo a toujours été la cible de différentes attaques de la part des politiques et des médias. Alors qu’on pourrait penser qu’avec la démocratisation de cette activité ludique les choses se seraient calmées, force est de constater qu’il n’en est rien, bien au contraire.

Avant toute chose, je tenais à faire une précision qui me tient à cœur. Je vais citer des noms dans cet article. Par pitié, que personne n’aille chercher les comptes Twitter, Facebook ou autre, de ces personnes dans le but de les insulter. Non seulement ça peut vite déraper pour rien, mais en plus c’est contre-productif. En effet, ce ne sont pas les insultes qui vont faire évoluer les mentalités, bien au contraire, ça ne servirait qu’à donner des armes supplémentaires aux détracteurs du jeu vidéo.

Si vous êtes connecté à internet ou si vous avez une télé, vous ne pouvez pas être passés à côté de l’information du moment: un individu à giflé le président de la République en criant “Montjoie, Saint-Denis! À bas la Macronie!”. Ni une ni deux, les journalistes y ont vu le message d’un royaliste sans penser une seule seconde que ça pouvait tout simplement être une référence au film “les visiteurs”. Si “Montjoie, Saint-Denis” est bien un cri de guerre utilisé par les armées des rois de France, c’est aussi le cri de Godefroy de Montmirail (dit le hardi), interprété par Jean Réno, dans le film de Jean-Mari Poiré. Ce cri est d’ailleurs complété par la phrase “Que trépasse si je faiblis!”, notez la rime avec le “À bas la Macronie!” de notre gifleur masqué.

Bien entendu, pour les médias main stream, un tel acte ne pouvait pas provenir simplement d’un opposant politique, voir peut être pas du tout, il faut que ce soit un fou, un désaxé, pire, un fan de jeux vidéo! C’est ainsi que la presse à commencé à pointer du doigt les loisirs de cet homme, certains parlant de jeux de plateaux, d’arts martiaux médiévaux et, bien sûr, de jeux vidéo. Ainsi le journaliste Jeff Wittenberg n’a pas hésité à mettre en avant que l’auteur (présumé) était “amateur de jeux vidéo basés, notamment, sur le moyen âge”.

La méthode employée dans le cas présent est un sophisme par association. Un procédé rhétorique qui consiste à trouver un élément commun à deux autres pour associer ces derniers. Cela donne une impression d’évidence sur un raisonnement totalement biaisé. En clair, c’est une forme de manipulation. Ici, le point commun censé relier ce jeune homme aux jeux vidéo est le côté médiéval souligné par le journaliste, et appuyé par le “cri royaliste” évoqué plus haut.

L’utilisation du sophisme par association est courante, car il permet de désigner un coupable sans avoir à se poser de questions. C’est la violence qui est le plus souvent montrée du doigt, soit de manière explicite, soit implicite, ce qui est pire, car ça sous-entendrait que tous les jeux vidéo sont violents.

En février dernier, l’ancien député socialiste de l’Essone, Julien Dray, expliquait que des rixes mortelles entre bandes rivales étaient le fait de “gamins de 13-14 ans qui sont livrés à eux-mêmes et ont l’impression qu’ils sont en train de jouer au dernier jeu vidéo à la mode“. Pourtant l’élu reconnait que le problème ne date pas d’hier, parlant de “tradition d’affrontements avec des bandes en Essonne” et en précisant qu’il “y a toujours eu cette guerre de territoires” décrivant des trafics de stupéfiants et d’armes tout en soulignant que des groupes envoient les plus jeunes à l’affrontement. Pourquoi citer les jeux vidéo dans ce contexte historiquement violent? Tout simplement pour rejeter la faute sur les parents sans envisager de remettre en cause l’environnement social.

Autre exemple récent, en mai dernier, un jeune de 14 ans poignardait une camarade. Au micro de TF1, Hugo Martinez, président de l’association Hugo qui lutte contre le harcèlement scolaire, expliquait que “Dans les jeux vidéo, on vous apprend que vous avez 3 vies, alors que dans la réalité il n’y en a qu’une”. Cette phrase est l’illustration parfaire de comment prendre les joueurs pour des abrutis. Petite anecdote amusante cependant, pour illustrer ces propos, TF1 a mis des images de Fortnite, un jeu dans lequel on a, justement, qu’une seule vie par partie.

Et c’est là que le bât blesse. La grosse majorité des attaques envers le médium vidéo ludique est perpétrée par des personnes qui ne connaissent pas du tout le sujet. Ainsi on a pu voir un père de famille dire que, si son fils de 9 ans avait amené une arme à feu à son école, c’est parce qu’il voulait faire comme dans Minecraft, un jeu qui, rappelons-le, n’intègre pas d’armes à feu. De son côté le journaliste québécois Normand Lester, défini le RPG Fallout comme étant un jeu qui “permet aux adolescents désaxés de vivre leurs fantasmes sataniques de «tueurs en série»”. Quoi, vous l’ignoriez? Fallout est connu pour ses références à Satan voyons. La vérité c’est que Fallout est tout simplement un jeu qui laisse toute liberté au joueur, y compris celle d’être un bon samaritain qui aide son prochain, mais ça, il ne faut surtout pas l’ébruiter. Ce qui compte c’est de diaboliser le jeu, et pour le coup, au sens propre.

Mais la violence n’est pas la seule tare dont est accusé le jeu vidéo. l’écrivain Mehdi Derfoufi, auteur du livre “Racisme et Jeu vidéo”, présente son ouvrage en ces termes:

“En 2007, le monde du jeu vidéo est secoué par une violente polémique au sujet du jeu vidéo Resident Evil 5. Ce dernier est accusé de faire commerce du racisme, en invitant à se glisser dans la peau d’un américain blanc body-buildé, missionné dans une région africaine anonyme, et tuant des dizaines d’hommes et de femmes noires présentées comme de dangereux zombies infectés du virus T. Depuis, la communauté des joueurs et joueuses de jeux vidéo interpelle régulièrement les créateurs et créatrices des jeux sur les questions du racisme et du sexisme.”

N’ayant pas lu cet ouvrage, je ne pourrais donc pas me prononcer sur sa pertinence. En revanche, cette entrée en matière me dérange. Certes, Resident Evil 5 a fait polémique, mais uniquement à cause d’une scène au début du jeu. Scène dans laquelle on voyait un groupe d’Africains battre à mort quelque chose de non identifié, que l’on voyait bouger dans un sac fermé. Voir dans ce jeu un titre mettant en scène un “blanc body-buildé” qui tue des hommes et de femmes noires est, au mieux de la méconnaissance, et au pire de la mauvaise foi. D’une part, car, dans cet épisode, on interprète également Sheva Alomar, une jeune femme originaire de l’Afrique de l’Ouest, et d’autre part, car c’est le seul épisode se déroulant en Afrique, l’épisode précédent, par exemple, prenait place en Espagne.

Le sexisme est aussi régulièrement pointé du doigt dans les jeux vidéo. Sur ce sujet, Fanny Lignon, autrice du livre “Genre et jeux vidéo” propose une analyse intéressante, loin du côté manichéen qui oppose souvent deux camps. Selon elle, oui, on peut trouver du sexisme dans des jeux, tout comme on peut en trouver dans des films, ou des séries, ce n’est pas une spécificité au média vidéoludique. De plus, les choses évoluent.

Certains jeux vidéo intègrent des éléments sexistes, mais comme partout ailleurs. La société est sexiste, il y a du sexisme dans les médias. Je ne vois pas pourquoi il n’y en aurait pas dans les jeux vidéo.

Revenons en à la violence. Qu’en est-il au finale? De nombreuses études se contredisant ont été menées. En 2018, par exemple, l’une d’entre elles arrivait à établir une corrélation statistique. Le problème, c’est que cette même étude constate une différence en fonction de l’ethnie des joueurs, les enfants hispaniques observés n’ayant pas été influencés au contraire des enfants caucasiens. Dès lors on peut s’interroger sur ces résultats. Le jeu vidéo est-il la seule source de ces changements ou faut-il prendre en compte le contexte socio-éducatif? Vous me connaissez, c’est une question rhétorique.

Le professeur Christopher j Ferguson estime que l’influence des jeux sur les jeunes est minime, sauf si ces derniers souffrent, de base, d’un trouble du comportement social, de l’attention, ou autre. Avec son collègue, Malte Elson, ils illustrent leurs propos avec une expérience imaginaire:

“Prenez 200 enfants, mettez-en 100 dans une situation où ils voient leurs parents se battre une heure par jour et 100 devant des médias violents une heure par jour, puis évaluez leur état mental après un mois. Suggérer que ces enfants seraient affectés de façon ne serait-ce que comparable est complètement absurde”

En clair, les jeunes sont…jeunes, pas idiots. Ils savent faire la part des choses entre fiction et réel (spéciale dédicace pour vous monsieur Martinez).

Tout récemment, les résultats d’une étude menée sur 10 ans ont étés publiés. Cette dernière n’a trouvé aucune corrélation entre les comportements agressifs observés dans la vie réelle et la pratique régulière de jeux violents.

Mais dans tous les cas, le problème n’est-il pas un manque de conscience et de connaissance du sujet de la part de beaucoup de parents qui pensent que tous les jeux sont pour les enfants? Je suis sûr que très peu laisseraient leur progéniture regarder un film comme Full Metal Jacket alors que Call of Duty semble poser moins de soucis.

Au finale, ce qui est le plus triste dans tout ça c’est que les jeux vidéo sont, bien trop souvent, vus par le prisme déformant des médias qui se focalisent sur la violence, alors que les jeux sont bien plus que ça.

Ils peuvent être une fenêtre sur l’histoire à l’image de la série Assassin’s Creed, ou sensibiliser à la musique avec des titres comme Rocksmith. Ils peuvent traiter de différents sujets tels que l’homosexualité dans Tell Me Why, être un moyen de sensibiliser sur les maladies mentales comme le fait Hellblade, raconter une belle histoire comme le ferait un bon roman ou tout simplement permettre de passer un moment convivial entre amis.

Le jeu vidéo a cette richesse qui ne devrait pas être occultée par des journalistes en manques de faits divers et des politiciens avides de trouver un bouc émissaire aux problèmes dont ils sont souvent à l’origine.

Je vous laisse sur une note plus légère, avec ce détournement de l’intervention d’un de nos chers “experts” improvisés:

Game Pass: Les bons et les mauvais points

Game Pass: Les bons et les mauvais points

Mine de rien, le Game Pass fait beaucoup parler de lui. On peut même dire qu’il déchaine les passions. Entre ceux qui vantent continuellement ses bienfaits depuis toujours d’un côté, ses détracteurs de l’autre, et ceux qui sont intrigués ou qui ont été récemment convertis, le service de Microsoft ne semble pas laisser indifférent. Je vous propose aujourd’hui de faire le tour des points forts et des actuelles faiblesses de ce que beaucoup nomment déjà le Netflix du jeu vidéo.

Les points forts du service

-1- Une offre tarifaire imbattable

Premier point positif, et non des moindres, l’offre tarifaire est très séduisante. Mettons de côté les offres promotionnelles du genre 1€ le premier mois et concentrons-nous sur le tarif plein. Si le Game Pass console “simple” et le Game Pass PC sont tous les deux au même prix de 9,99 euros par mois, le Game Pass Ultimate se veut un peu plus cher puisque son tarif mensuel est de 12,99€.

Mais pour 3€ de plus vous avez accès à la fois au Game Pass PC et Console, ainsi qu’au Xbox Live Network (l’abonnement pour jouer en ligne qui coûte 6,99€ par mois), à l’EA Play (3,99€ par mois), ainsi qu’au X-Cloud qui n’est pas disponible par un autre moyen (pour le moment ?). Un joueur qui souhaiterait s’abonner à tout ceci sans passer par cette offre en aurait normalement pour 30,96€ par mois, et sans avoir le X-Cloud, l’offre est donc plus qu’intéressante.

Un autre avantage se retrouve dans le système de points rewards. En effet, Microsoft propose de gagner des points en jouant à des jeux du Game Pass, en remplissant des défis ou en faisant des achats. À un certain niveau, vous pourrez échanger ces points contre des cartes cadeaux, participer à des concours ou même récupérer directement des mois supplémentaires de Game Pass.

-2- Le contenu impressionnant

Si Microsoft ne cesse de faire la promotion de son service en annonçant “+ de 100 jeux”, il est important de préciser que cette promesse est bien en dessous de la réalité. À l’heure où j’écris ces lignes, les abonnés ont accès à un peu moins de 400 jeux sur Xbox, plus de 250 jeux sur PC, et parmi ces jeux, environ 230 sont compatibles avec le X-Cloud.

A noter que, si certains jeux sont assez anciens, permettant dans certains cas de redécouvrir des titres emblématiques, Microsoft promet que tous les jeux issus de ses propres studios sortiront sur le service dès le premier jour de leur commercialisation. Vu que Microsoft a fait beaucoup parler de lui pour ses nombreux rachats de studios depuis quelque temps, ça veut dire qu’en plus des prochains, Halo, Gears, et Forza, vous verrez débarquer “day one” sur le service les prochains Hellblade, The Elder Scroll, Doom, Psychonauts, etc. De plus, certains éditeurs tiers commencent aussi à sortir leurs jeux dès leur disponibilité dans le commerce, ça a été le cas de Sega par exemple avec Street of Rage 4, et Square Enix suit le mouvement avec Outriders qui devrait sortir dans quelques jours. En outre, Electronic Arts a accepté d’intégrer son propre service, l’EA Play. Ce dernier ne propose certes pas les jeux de l’éditeur immédiatement, mais avec quelques mois de décalage ce qui est déjà pas mal.

Enfin, le contenu ne se résume pas à un nombre de jeux plus ou moins récent, il y a aussi la diversité à prendre en compte, et, de ce point de vue-là, on peut dire qu’il y en a vraiment pour tous les goûts, du jeu de stratégie au survival horror, en passant par les jeux d’aventure, les J-RPG, les jeux de course ou des concepts indéfinissables (on va même avoir droit à une simulation de tondeuse à gazon…si, si !), tout le monde trouvera son bonheur.

-3- La modularité du Game Pass Ultimate

Depuis des années, Phil Spencer prône les bienfaits de laisser le choix au gamer de jouer où il veut et sur la plateforme de son choix. Un premier essai avait été fait avec le programme Xbox Play Anywhere, qui consistait à acheter une seule fois un jeu pour pouvoir y jouer indifféremment sur PC ou sur sa console. A l’heure actuelle, près de 180 jeux apportent cette possibilité, mais ce rêve d’être libre de jouer où et quand on veut va vraiment se concrétiser avec le Game Pass Ultimate, et plus particulièrement grâce X-Cloud.

En effet, en souscrivant au Game Pass Ultimate, vous aurez accès au Game pass PC et Console, mais aussi au X-Cloud qui permet aujourd’hui de jouer en streaming sur les appareilles Android (Smartphones et tablettes). Le plus beau étant qu’à l’avenir, le X-Cloud permettra de jouer depuis un appareil sous ios, sur PC (pour ceux qui ont une config un peu faiblarde ou peu de place sur le disque dur) et même Xbox. L’intérêt pour cette dernière ? Pouvoir jouer sans installer ses jeux, et, à terme, avoir accès aux jeux de la qualité Xbox Series X depuis une Xbox One ou une Series S. En effet, si les serveurs du X-Cloud utilisent la technologie de la Xbox One X, Microsoft a d’ores et déjà prévu de la remplacer par celle de la Xbox Series X.

-4- Une aubaine pour les développeurs comme pour les joueurs.

On l’a vu plus haut, l’une des grandes forces du Game Pass c’est la diversité des jeux qu’il propose. Cette diversité est, en partie, due au business modèle. On en parlait déjà l’année dernière (ici), pour Microsoft, la rentabilité de chaque jeu n’est plus une fin en soi car si certains rapporteront de l’argent via les microtransactions, d’autre serviront de produit d’appel et d’autre encore auront pour rôle de fidéliser le joueur. Ainsi, Microsoft n’a plus intérêt de miser uniquement sur les valeurs sûres dans les périodes les plus propices (souvent noël) comme le font tous les éditeurs, mais va devoir au contraire se diversifier au maximum et tout au long de l’année pour attirer toujours plus de joueurs. C’est ainsi que la firme de Redmond laisse une grande liberté à ses studios first party, leur permettant de tester des choses, comme Bleeding Edge et Project Mara pour Ninja Theory ou encore Grounded pour Obsidian. Peu importe que ces jeux fassent de bonnes ventes ou pas, ils participent à développer le Game Pass et c’est ce qui compte.

Pour les développeurs indépendants, le Game Pass est l’assurance d’une meilleure visibilité, Microsoft mettant en avant les jeux via différents procédés comme le récent showcase id@xbox, l’affichage des dernières arrivées sur le service, ou encore les défis rewards. Cette visibilité est une publicité en or pour les indépendants, permettant de vendre leurs jeux, aussi bien sur Xbox (les jeux tiers ne restant pas définitivement dans le service, les joueurs qui les apprécient peuvent vouloir les acquérir pour les conserver), que sur les autres plateformes. Pour preuve, Mike Rose, le fondateur de No More Robots, a déclaré que depuis qu’il est dans le Game Pass, le jeu Descenders a vu ses ventes multipliées par 5.

Ajoutez à ça la rémunération de Microsoft, les jeux n’arrivent pas sur le service de streaming sans contreparties, Phil Spencer ayant expliqué auprès du site The Verge, qu’il n’y avait pas un seul type de contrat, mais une multitude pour s’adapter aux besoins de chacun. Ainsi, les studios peuvent négocier une rémunération en fonction de l’utilisation, d’autres préfèrent une somme fixe, ou d’autres encore se font financer le développement du jeu par Microsoft.

Quant aux éditeurs tiers, outre la publicité autour des jeux, et, dans certains cas, un second lancement après une période d’exploitation commerciale terminée (quelques mois pour la plupart des jeux) le Game Pass accroit naturellement le nombre de joueurs, ce qui dans certains cas, empêche la désertion trop rapide des serveurs, et dans d’autres augmente les revenus liés aux DLC et autre Microtransactions. Sega avait expliqué à Eurogamer, que le jeu Two Point Hospital avait touché plus 3 millions de joueurs grâce au Game Pass. Plus impressionnants encore, les revenus liés au service de Microsoft auraient permis à Sega de financer 3 jeux.

Enfin, pour les joueurs, c’est l’opportunité de s’essayer à des jeux qu’il n’aurait pas spontanément achetés en temps normal, et ainsi de découvrir des pépites qu’il aurait manqué sans l’abonnement. D’ailleurs le nouveau slogan de Microsoft est très révélateur de ce fait : “Découvrez votre prochain jeu préféré”.

Les points négatifs

Malheureusement rien n’est jamais parfait, et il y a quelques ombres au tableau.

-1- Les revendeurs trinquent

Le dématérialisé a subi une accélération phénoménale ces dernières années, et la crise sanitaire n’a rien arrangé pour les fans du format physique, bien au contraire. Même si on peut légitimement se dire que c’est dans la logique de l’évolution du marché comme c’est le cas pour le cinéma (Netflix, Disney+…) ou la musique (Spotify, Deezer…), on ne peut nier que ça a un impact sur un business model vieillissant, et donc sur les commerces de proximité qui en vivent.

-2- Des efforts à faire en termes de clarté

Si le joueur renseigné s’y retrouve aisément, le nombre d’offres d’abonnements risque de perdre le grand public. Entre le jeu en ligne et les différentes offres Game Pass, ça fait un panel de 4 abonnements rien que pour Microsoft, l’offre n’est donc pas si facile que ça à appréhender pour un joueur occasionnel. Pire, certaines fonctionnalités ne sont pas clairement mises en avant pour celui qui ne fait pas l’effort d’approfondir le sujet. Je parlais plus haut des points rewards qui sont assez peu connus, même auprès des joueurs, mais je viens de découvrir un autre exemple encore plus frappant.

Lorsque j’ai commencé la rédaction de cet article, je m’apprêtais à mettre dans les points négatifs l’absence de contrôle parentale. En effet, se dire que son enfant peut, potentiellement, avoir aussi facilement accès a Gears ou Resident Evil qu’a Minecraft a de quoi refroidir, mais mes recherches m’ont fait découvrir que cette fonctionnalité existait sous forme d’une application appelée Xbox Family Setting. Une application qui permet de restreindre le compte de nos progénitures aux jeux de son âge ou d’avoir le contrôle sur son temps de jeu. C’est là que je me suis dit que, si même moi qui suit plutôt bien renseigner, je n’avais jamais entendu parler de cette application, alors beaucoup de monde à dû passer à côté également.

-3- Le risque d’overdose ?

Je l’avoue avec un peu de honte, mais à certaines époques, j’ai cédé aux sirènes du piratage. Tout d’abord sur CPC 6128, puis sur Dreamcast, Nintendo DS et Wii. Au final, à chaque fois, la profusion de titres faisait que je voulais tout essayer, et très vite je perdais goût au jeu, je n’étais plus un joueur mais un “testeur de jeu”, si un titre ne m’accrochait pas dans les 5 minutes je zappais au suivant. Finalement, sur Dreamcast j’ai repris goût au jeu en rachetant les titres au fur et à mesure, sur DS en me focalisant sur seulement quelques jeux, et sur Wii…bah elle a fini par prendre la poussière.

Pour ne pas vivre le même phénomène avec le Game Pass, je me concentre sur pas plus de 2 ou 3 jeux à la fois, et ça marche ! Je n’ai jamais autant joué que depuis que je suis abonné, ce dernier point est donc plus une mise en garde pour les joueurs : Gardez toujours en tête que vous ne pourrez jamais jouer à tout alors n’essayez pas de tout tester, soyez curieux, essayez de nouvelles expériences, mais prenez aussi le temps de savourer les jeux, vous ne le regretterez pas.

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