Possible contrat avec la Défense américaine : Microsoft ne se trahirait-il pas ?

Voici un sujet que nous n’avons pas l’habitude de traiter habituellement, mais ils nous semblent intéressant à bien des égards. Pour tout vous dire, en ce moment, je suis en pleine lecture de « Hit Refresh : The Quest to Rediscover Microsoft’s Soul and Imagine a Better Future for Everyone » de Satya Nadella (CEO de Microsoft). Oui, le sous-titre est long. Mais il représente un élément intéressant à mettre en parallèle avec la volonté de Microsoft de décrocher un contrat bien spécifique…

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« La quête pour redécouvrir l’âme de Microsoft et imaginer un futur meilleur pour tout le monde »


 

La tech vit une période de prise de conscience inédite. L’émergence des Intelligences Artificielles a réveillé les premiers concernés : les salariés des grands groupes technologiques, qui s’inquiètent de possibles dérives des IA qu’ils mettent au point et de l’utilisation qui en sera faite…

L’éthique prend une place toute particulière depuis quelques années dans le milieu technologique et probablement, à plus forte raison chez Microsoft, qui en fait un des piliers fondateurs du groupe.

Mais alors que se passe-t-il ?

Concrètement, une gronde des salariés de Microsoft se fait entendre et s’articule autour d’un gros contrat nommé JEDI (Joint Enterprise Defense Infrastructure) que l’entreprise de Redmond pourrait conclure avec le département américain de la Défense.

En concurrence avec Amazon, et pour un montant de « 10 milliards de dollars », il s’agira de fournir au gouvernement américain les ressources nécessaires pour migrer des données vers le Cloud.

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Mais le projet ne s’arrêterait pas là, de l’aveu même du ministère de la Défense, l’objectif est aussi « d’augmenter la létalité de leur département ».

Quelques semaines auparavant, Google était aussi en course pour décrocher ce contrat qui doit courir sur les 10 prochaines années. Les salariés de la société de Mountain View avaient alors vivement protesté. Faisant ainsi plier l’exécutif de Google, qui finira par dire : « Nous ne soumettons pas de proposition pour l’accord JEDI parce que nous ne pouvions pas être assurés qu’il serait conforme à nos principes dans l’intelligence artificielle ».


Imagine a Better Future for Everyone. 


 

Comme je le soulignais en introduction, je suis en pleine lecture du livre de Satya Nadella. Même si je ne suis pas arrivé encore au bout du manifeste, quelques éléments rentrent en collision direct avec la présence de Microsoft sur cet appel d’offre du département américain de la Défense.

L’actuel patron de Microsoft évoque dans « Hit Refresh » sa vision, au sens large. Sa vision de la vie, ses valeurs personnelles et les impacts qui en résultent au sein de l’entreprise qu’il gère depuis 2014.

Il est énormément question d’empathie envers l’autre mais aussi de valeurs, de culture d’entreprise. Cette dernière surplombe même la stratégie du groupe. Elle est le ciment de la réussite aux yeux de Satya Nadella.

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Satya Nadella et son fils Zain.

Il cite une phrase de Peter Drucker (professeur, consultant en management d’entreprise, auteur et théoricien américain), que personnellement je trouve très pertinente et qui dit que la « culture mange la stratégie au petit déjeuner ». Cette culture fait poser à Satya Nadella des questions auxquelles il souhaite répondre, afin de ne surtout pas les éviter au nom du challenge de notre temps qui s’annonce et de cette empathie qui le caractérise.

Dans ce livre, Nadella vient à se poser des questions comme : comment aider les personnes qui perdront leur travail parce qu’une IA ou un robot les aura remplacées ? Quelle confiance pourra avoir un utilisateur lorsque ces données personnelles seront traitées par une IA ? Qu’est-ce que cette dernière sera habilitée à faire avec ces données ?

En somme, toutes les questions éthiques et morales qu’il convient de se poser et de solutionner avant de se lancer, sans réserve, dans ce futur plein de promesses, pour dissiper les craintes et les écueils.

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Ainsi, il est surprenant de voir que les dirigeants de Microsoft puissent encore envisager de signer avec la Défense américaine tant ce contrat semble être à l’exact opposé de ce qu’est Microsoft aujourd’hui. Ce contrat stratégique va t-il réussir à manger la culture d’entreprise pour le diner ?

correction : Darkfoxx.

Project Xcloud : le streaming de jeu s’annonce officiellement chez Microsoft.

Evoqué sans détour lors de la conférence E3 2018 de Microsoft en juin dernier, le service de streaming de jeux de Microsoft prend officiellement forme.

Project Xcloud (c’est ainsi qu’il est nommé, pour l’instant), vous donnera accès littéralement à une Xbox One S, de n’importe où. Les ambitions des ingénieurs de Microsoft sont grandes pour ce nouveau mode de distribution et rien ne sera laissé au hasard.

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Les développeurs de jeux n’auront pas de travail supplémentaire pour proposer leurs titres à travers ce format, et Microsoft veillera à ce que le principal problème actuel de ce genre de service (cf. la latence) ne soit pas perceptible.

 


Comment lutter contre une latence trop importante ? 


 

Vous souvenez-vous du Projet Dolorean ? Même si cette technologie n’a pas été nommée expressément aujourd’hui pour l’annonce du service, il y a fort à parier que ce travail effectué par Microsoft fasse partie intégrante du projet Xcloud.

En gestation depuis de nombreuses années, Dolorean consiste à anticiper l’action qui se produit dans un jeu. En 2014, Microsoft effectuait des tests sur des jeux comme Doom 3 ou Fable III où la latence profitait d’une nette amélioration. Cette méthode peu théoriquement pallier à 250ms de latence. Une démo avait été faite lors de la conférence Build 2014 du géant américain.

 


Si vous souhaitez un peu plus de détails sur cette technologie je vous invite à lire ce pdf (en anglais) provenant de Microsoft lui-même : DeLorean: Using Speculation to Enable Low-Latency Continuous Interaction for Mobile Cloud Gaming

 

Evidemment, Microsoft s’appuiera sur son infrastructure Azure (une des plus solides du monde avec celle d’Amazon) en y intégrant du « hardware custom » de leur propre création.

Ainsi, une « blade » contiendra l’équivalent de 4 Xbox One S :

Si la technologie est déjà testée en interne, elle le sera plus largement en 2019 lors d’une bêta publique.

L’objectif affiché de Microsoft est de proposer l’expérience la plus fidèle [similaire à votre Xbox One actuelle] avec le moins de ressources possibles, en tenant compte du caractère unique de chaque appareil et du réseau utilisé.


En résumé :

  • Bêta publique en 2019.
  • La totalité du catalogue Xbox devrait être disponible de cette façon.
  • Jouable à la manette, mais aussi au tactile selon l’appareil utilisé.
  • Project Xcloud fonctionne aussi avec de la 4G.
  • Les expériences de tests tournent avec une connexion de 10 mb/s (a titre d’exemple, le service de Google requiert lui un minimum de 25mb/s).

 

On se quitte avec les mots de l’équipe Xbox, qui vous expliquera bien mieux que nous, la philosophie du Project Xcloud :

 

 

Microsoft : Résultats 1T 2018 portés par le Cloud et Surface

 

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Satya Nadella (CEO de Microsoft)

Microsoft toujours en forme. Le groupe de Redmond vient de publier ses résultats pour le 1er trimestre 2018 avec un chiffre d’affaire total de 24.53 milliards de dollars (+ 12% par rapport à l’an dernier).

 

Les analystes s’attendaient à 23.56 milliards de dollars, le groupe dirigé par Satya Nadella fait donc mieux qu’attendu. Le bénéfice net, lui, se porte à 6.576 milliards de dollars (soit + 16% YoY).

Plus concrètement, la croissance s’articule autour du Cloud, avec 6.9 milliards de dollars à lui seul, soit un bond de 14% depuis l’année précédente. La plateforme Azure et son chiffre d’affaire progresse quant à elle de 90%.

À noter, de belles performances sur d’autres secteurs :

          Office et ses produits et services Cloud liés croissent de 10%

          Microsoft Dynamics de 13%. Ce qui comprend la bonne performance de Dynamics 365 avec une croissance de 69%.

          Bing, le moteur de recherche se porte bien avec 15% de croissance depuis l’an dernier. 100 millions d’utilisateurs à travers 7 pays d’Europe et 3 milliards de recherches par mois.

          LinkedIn a rejoint Microsoft il y a un an et les bénéfices commencent à s’illustrer. Le réseau social aux 500 millions de professionnels dégage 1.1 milliards de dollars (+ 20%)

          Windows OEM se paie le luxe d’un petit 4% de croissance après tant de trimestres moroses. 

          Surface fait une belle performance avec 12% d’augmentation (le Surface Laptop s’en sortirait plutôt bien). Soit un revenu de 1.037 milliards de dollars. 

          Xbox reste stable avec une légère hausse de 1%. Si la partie hardware peine un peu sur les trois derniers mois, les utilisateurs actifs Xbox Live sont de 53 millions (+ 13%). Le Software Xbox grimpe même de 21%. Le revenu du gaming chez MS atteint les 1.896 milliards de dollars. 

Suite à l’annonce de ces résultats, l’action du groupe monte de 1.98% pour atteindre le seuil symbolique des 80,32 dollars.

Crackdown 3: ce que la presse en pense

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L’E3 est souvent l’occasion d’avoir une avalanche de previews sur différents titres.

Lorsqu’on n’a pas pu tester soit même un jeu, il est toujours intéressant de confronter plusieurs avis, histoire de cerner les éléments cités de manières récurrentes, d’opposer les différents ressentis, mais aussi de constater que selon les cultures, l’accueil critique d’un jeu peut s’avérer différent. Survolons les ressentis de 8 sites, 4 Francophones et 4 Anglophones concernant la campagne solo de Crackdown 3, qui sortira sur Xbox One et Windows 10 le 7 Novembre 2017.


Jeuxvideo.com


Le premier site Français dédié aux jeux vidéo a un avis assez mitigé sur Crackdown 3. Partagé entre un visuel comics sympathique mais qui ne flatte pas la rétine outre mesure, un gameplay dynamique et plaisant mais dont on cherche le but pour nous motiver à avancer, et des bonnes idées qui pourraient ne pas suffire, comme l’IA dynamique qui pourrait proposer une bonne rejouabilité… à condition de vouloir y rejouer. Bref, le rédacteur de cette preview est ressorti d’une session qui soufflait le chaud et le froid.

« Un gameplay nerveux et des phases de shoot amusantes, des situations générées aléatoirement, un grand terrain de jeu…(…)Si les idées sont belles et bien là, reste encore à les utiliser correctement pour produire quelque chose d’intéressant. Dans l’absolu, Crackdown 3 nous a surtout donné l’impression d’être un shooter en monde ouvert amusant mais un peu creux

(…)

si l’on devine bien quelques qualités dans ce Crackdown 3, ce dernier ne s’est pas franchement présenté sous son meilleur jour, peut-être à cause d’une démo mal calibrée… ou simplement parce qu’empiler les bonnes idées ne suffit pas à faire un bon jeu. L’ensemble nous a paru manquer de consistance et d’intérêt, reste à voir ce que cela donnera une fois que le jeu complet sera entre nos mains. »


COG Connected.com


Le journaliste de COG Connected est lui aussi partagé. Pour lui, la session de 10 minutes s’est avérée très satisfaisante avec de l’action intense dans une ville qui grouille de vie. Il souligne même la sensation de liberté qu’il a ressentit, mais il s’inquiète du fond. S’attendant à une démo un peu plus structurée avec une mission définie au lieu de cette foire à l’explosion, il craint un syndrome Crackdown 2, à savoir un jeu sans but où la partie scénaristique serait anecdotique pour ne pas dire inexistante, et il espère que Microsoft se montrera plus loquace sur le sujet durant les prochaines présentations du jeu.

« Je me suis senti complètement libre durant ces dix courtes minutes, définitivement un point positif de la démo, mais ensuite j’ai eu le sentiment de ne pas savoir pourquoi je courais partout. (…)Il n’est pas toujours suffisant d’ouvrir un nouveau monde au joueur. Parfois, un jeu doit leur donner une raison de vouloir le traverser. Et je ne sais toujours pas quelle est cette raison.

(…)

Crackdown 3 arrive finalement, et les fidèles de la Xbox tiennent l’espoir que ce sera le concentré d’action qu’ils attendaient depuis trois ans maintenant. Les explosions et les balles sont, à n’en pas douter, une bonne base sur la démo à laquelle j’ai joué, mais le manque de substance dans ces dix minutes amoindrit mon attente. J’espère que c’est que les développeurs essayant de garder quelques cartes dans leur manche et que la version commerciale complète de Crackdown 3 le 7 novembre me prouvera que j’ai tort. »


Gamekult


Comme à son habitude, Gamekult se montre de loin le plus corrosif. si le testeur reconnait qu’on peut trouver un certain plaisir au côté fun et exalté du soft, il s’attarde surtout sur l’aspect technique « à la rue » de ce dernier, épinglant tour à tour les graphismes, le framerate et les différents bugs rencontrés.

« Crackdown 3 est encore loin d’être optimisé sur le plan technique, et qu’il nous a même paru par moment franchement à la rue. Oui, on retrouve cet esprit totalement débridé et ce plaisir de voir ses jauges de stats monter à la moindre action.(…) Mais vu le cel-shading cache-misère et les innombrables bugs d’accroche au moment d’escalader la moindre façade, on a surtout eu l’impression de jouer à une alpha de seconde zone. (…) Ne parlons pas du frame rate, dont le taux est indexé sur le PIB du Yémen à ce stade.

(…)

Bugs à foison et technique en souffrance, Crackdown 3 était loin de faire bonne figure parmi les titres jouables au Xbox Showcase. Si le fun brut de décoffrage peut encore parler aux nostalgiques de la franchise, on voit mal une telle proposition trouver un écho maintenant que le bac à sable a mué en tarte à la crème. »


Dual Shockers


Le pigiste de Dual Shockers se montre, quand à lui, beaucoup plus enthousiaste. Fan des précédents Crackdown, il déclare avoir immédiatement retrouvé les sensations de Gameplay qui avaient tant plu sur les deux autres jeux, mais avec quelques apports appréciables parmi lesquels l’impulsion que confère un mini jetpack lorsqu’on est en l’air, ou certaines armes comme un fusil qui va créer un trou noir aspirant tout dans son rayon, et le tout sur une map 2,5 fois plus grande que l’originale. Il espère cependant que les nouveautés seront plus nombreuses que ce qu’il a pu voir durant les 10 minutes de la démo. Concernant l’aspect visuel, il considère que le jeu n’est pas moche mais ce n’est clairement pas celui qui lui ferait investir dans une Xbox One X.

En fait, alors que le jeu semblait assez familier, ma plus grande préoccupation était qu’il ne soit presque pas assez différent des deux autres opus de la franchise. Bien sûr, je veux que Crackdown 3 partage des éléments communs avec les autres jeux, mais beaucoup de ce à quoi j’ai joué me semblait extrêmement familier – ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise chose. Dans l’ensemble, je suis heureux qu’ils aient fixés cette sensation de gameplay dans Crackdown 3, mais je souhaite vraiment que de nouveaux types d’ennemis ou des capacités apparaissent aussi. Encore une fois, ma session n’a pas duré très longtemps.

(…)

Bon, après avoir recueilli quelques orbes, explosé plusieurs voitures et frappé des  méchants en plein visage, ma session a malheureusement pris fin. Alors que j’avais un peu d’hésitation à propos de Crackdown 3, ce court moment me l’a vendu et a ravivé ma passion pour la franchise. J’ai encore quelques questions et préoccupations. Mais, globalement je vais être obligé de bondir à nouveau au travers de la ville plus tard dans l’année.


GamerGen


Gamergen ne s’est pas appesanti sur la preview, on apprend tout de même que visuellement le titre propose de jolis effets de lumières et d’explosions, un cel shadding sympa mais des décors simplistes. Côté gameplay, ils listent les différentes actions possibles, tout en jugeant la conduite des véhicules trop rigide. Ils concluent en expliquant que s’il ne marquera pas les sorties vidéo-ludiques de cette année, Crackdown 3 se posera tout de même en bon défouloir après, par exemple, une journée de boulot stressante.

Graphiquement, c’est assez spécial. Le cel-shading est roi et amuse les mirettes. Néanmoins, les contours et les environnements (bien que vivants) sont simplistes. L’équipe a concentré une partie de ses efforts dans les jeux de lumière. Les néons sont tops, les explosions chatouillent les pupilles, l’univers est particulier et très futuriste.

(…)

Si nous devions terminer en quelques mots, de prime abord, Crackdown 3 ne sera pas le jeu de l’année, mais nous avons passé un bon moment ; c’est le genre de production parfaite après une journée pesante et énervante. En d’autres termes, il suffit d’éteindre complètement ses neurones pour jouir de ce titre comme il se doit.


The Verge


Pour le rédacteur de The Verge, Crackdown 3 est le digne descendant du premier qui est, selon lui, le jeu le plus sous-estimé du début de l’ère 360. Et si sur bien des points, Crackdown 3 est loin d’être irréprochable, la courte démo E3 s’est avérée rafraîchissante en se démarquant de tous les autres jeux présents à l’E3.

L’article met surtout en avant l’effet domino, c’est à dire que le joueur peut soit affaiblir le gang en éliminant méthodiquement les généraux avant d’affronter le boss finale, soit créer le chaos en ville, ce qui attirera l’attention du gang qui enverra des renforts et créera donc encore plus de chaos.

De manière globale, The Verge estime que plus on passera de temps sur Crackdowsn 3, plus son potentiel se révèlera, à l’image de la partie graphique qui parait simpliste au premier abord mais dont on découvre tous les petits détails qui se multiplient en jouant.

Là où Crackdown 3 diverge de l’original c’est dans la variété et l’inter-connectivité entre les cibles. Le gang a le contrôle total de tout sur la masse continentale, du réseau monorail à l’industrie maritime en passant par la centrale électrique. Chaque sous-gang a son propre look, ses mouvements et ses méthodes.(…)Le but est de mettre hors d’état de nuire le pilier (de l’organisation) et, bien que vous puissiez techniquement aller directement à cette tâche, la structure du jeu vous encourage vivement à travailler d’abord avec les lieutenants, les capitaines et les escadrons de chasse pour affaiblir les capacités de renforcement des gangs.

(…)

la conception artistique semble, au premier abord, comme un retour à l’esthétique simple, néon-comics de l’original. Mais, en regardant de plus près, vous remarquez tous les petits détails.(…) Et à mesure que l’écran se remplit d’ennemis, de véhicules, de navires de guerre et d’explosions qui s’étendent dans toute la ville, vous voyez l’ampleur que ce style apporte au jeu.(…) Je soupçonne que plus vous passerez de temps avec Crackdown 3, plus il se révèlera.


Game reactor


Game Reactors nous apprend que l’histoire du jeu est écrite par Joseph Staten (Halo 2), le site espère donc avoir quelque chose de plus consistant en terme de scénario que la simple élimination d’une organisation criminel. pour le reste, le rédacteur se réjouit que ce troisième épisode de la série reprenne les codes et sensations du premier jusqu’à son ambiance comics pour en faire un bon défouloir, tout en restant dans l’expectative du mode multijoueur et de la fameuse promesse de destruction totale gérée par le fameux cloud de Microsoft.

« Si vous avez autant aimé le Crackdown original que nous, vous serez heureux de savoir que ce troisième opus lui ressemble beaucoup. Y jouer nous donne d’ailleurs un peu la sensation d’effectuer un voyage dans le temps, à l’ère de la Xbox 360. Ce n’est certes pas le plus impressionnant des jeux en terme de graphismes mais l’ambiance comics du premier jeu est de retour, encore plus nettement sur Xbox One. (…) La série Crackdown ne fait pas dans la demi-mesure : tout ce qui importe c’est de battre des personnes, causer de grosses explosions et s’amuser. Atteignez le niveau 5 avec votre agent et vous deviendrez un « dieu absolu » selon les développeurs.

(…)

Sans avoir eu un aperçu du multijoueur et de la puissance de la fonctionnalité de destruction, il est difficile de dire si Crackdown 3 arrivera à se hisser à la hauteur de son potentiel lorsqu’il sortira le 7 novembre sur Windows et Xbox One. Ce qui est certain, c’est que le jeu ressemblera beaucoup à son ancêtre de 2006. Il reste à voir si cela sera suffisant pour 2017 et nous sommes impatients de voir dans les prochains mois ce que Microsoft pourra réserver d’autre à ces Agents. »


Real Game Media


Pour le pigiste de Real Game Media, la démonstration s’est avérée convaincante avec un jeu fluide, nerveux, au framerate stable en toutes circonstances et aux gunfight jouissifs. Après avoir interrogé les développeurs il est en mesure de confirmer la coopération à 4 joueurs, le cross-play Xbox One /PC, ainsi que la résolution 4K native sur Xbox One X. Pour finir, il se dit impressionné par ce qu’il a vue, mais lui aussi attend d’en voir plus concernant le mode multijoueur et sa destruction tant vantée par la firme de Redmond, surtout que la date de sortie n’est pas si éloignée que ça.

Le combat est une joie absolue, les agents brandissant des armes mortelles allant des fusils d’assaut aux lance-roquettes, en passant par les fusils à vortex et les canons pneumatiques. Avec tout ce que j’ai essayé, j’ai toujours eu un grand sourire sur mon visage en regardant la destruction se déployer et les soldats de gangs fauchés. (…) Comme mon agent a effectué différentes tâches, il reçut différentes mises à jour qui se sont manifestées visuellement. Par exemple, après avoir lancé une quantité vraiment grotesque de voitures et augmenté mes compétences en Force, mon Agent a créé un nouveau jeu d’armure brillant et une définition musculaire améliorée, en plus de simplement être capable d’envoyer les choses plus loin et plus fort.

(…)

Dans l’ensemble, je suis assez impressionné par ce que j’ai vu, et je ne doute pas que Crackdown 3 sera explosif à jouer. Cela dit, je suis encore un peu préoccupé par le fait que nous n’ayons pas vu le multijoueur tellement vanté. Une ville complètement destructible avec dix joueurs déclenchant un ravage dévastateur en même temps est un gros argument de vente. Avec Crackdown 3 sortant en tant que titre de lancement pour la Xbox One X, il est plus que temps que nous puissions voir le multijoueur.


Pour conclure


Globalement, ce qu’on peut retirer de toutes ces previews c’est un rendu visuel qui divise, des bugs qui restent à corriger, mais un feeling proche du premier Crackdown qui fera plaisir aux nostalgiques, de nombreux éléments potentiellement prometteurs (IA dynamique, coop à 4, armes délirantes, évolution physique de l’agent…) et un Gameplay qui semble faire l’unanimité (hormis pour le pilotage de vehicules) faisant de ce jeu un bon défouloir. Reste deux éléments inconnus d’importance : le scénario et la fameuse destructivité des décors dans le mode multi joueur en 5 vs 5.