Chernobylite : un survival horror radioactif sur Xbox One

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La Russie est à l’honneur en ce mois de février, la sortie de Metros Exodus approchant à grands pas et bien c’est le moment que le studio Farm 51 a choisit pour annoncer Chernobylite, un survival horror dans le plus pur style du studio polonais à qui l’ont doit le très sympathique Get Even.

Pour ce qu’on sait de Chernobylite, il s’agira d’un jeu thriller horreur prenant place en pleine zone radioactive suite à l’explosion, en 1986, de la célèbre centrale nucléaire. Logiquement cette zone a fortement été chamboulée par ce triste événement mais pas comme on le pense. Au delà de la radioactivité imprégnée dans  la zone, une forte présence paranormale et mystique semble s’être installée dans le coin.

Bon à savoir: nous avons un peu investigué de notre coté et nous avons découvert que la Tchernobylite (attention à l’orthographe) est en fait un minerai composé d’uranium et donc fortement radioactif qui a été découvert au cœur du célèbre réacteur.

Nous prendrons le contrôle d’un scientifique qui ira sur les lieux de la catastrophe des années plus tard, à l’endroit même où sa femme a périt, lors de l’explosion donc.

Au menu: de l’exploration (la zone a été restituée totalement grâce à un scan 3D fait sur place), des combats contre des êtres surnaturels et des mutants, de la collecte et du craft mais aussi une mystérieuse réalité alternative qui affectera vos sens et votre perception de l’environnement. Le jeu sera non linéaire et proposera un système de choix dans la manière dont on abordera les groupes rencontrés dans cette zone d’exclusion. Oui oui tout cela rappelle fortement Metro Exodus et autres Fallout.

Chernobylite, tournant sous Unreal Engine 4, est prévu pour une arrivée en fin d’année 2019 sur PC et console, on espère une optimisation Xbox One X !

Anthem : le trailer de lancement est là !

Nous entrons dans la dernière ligne droite pour le dernier bébé de Bioware. Révèlé en juin 2018 lors de la conférence Microsoft à l’E3, Anthem avait fait sensation avec la promesse d’une sortie début 2019. Nous y voilà !

Anthem est la future grosse cartouche de l’éditeur Electronic Arts censé venir contester l’hégémonie de Destiny dans la même catégorie. Mais pour cela Bioware n’a pas simplement cherché à copier son concurrent mais à voulu proposer un jeu aérien et nerveux misant sur la verticalité des maps. Plus encore, le jeu se voit même arborer un côté Monster Hunter pas déplaisant faisant la part belle aux grands terrains de chasses à la végétation luxuriante.

Si la récente démo pouvait laisser un goût amer concernant le contenu de lancement un peu chiche, Bioware s’est empressé de rassurer tout le monde en promettant beaucoup de contenu ajouté en post launch. Il s’agira de « grosses » MAJ dénommées « acts » dont le premier arrivera en Mars sous le nom « Echoes of Reality ». Ces acts seront l’occasion de rallonger la trame principale du jeu, proposer de nouvelles zones, objets, PNJ etc.

Anthem sera disponible le 22 février 2019 et en avance d’une semaine pour les membres Origin Access et EA Access avec la promesse de la 4K native sur Xbox One X. Faites chauffer vos javelins !

Sekiro Shadows Die Twice : on en sait un peu sur le héros !

Annoncé il y a moins d’un an lors de la conférence Microsoft de l’E3 2018, Sekiro : Shadows Die Twice, le futur bébé de From Software accélère sa promo et nous dévoile les origines du protagoniste principal du jeu à travers une nouvelle vidéo.

On y apprend donc que notre héros (qui comme il est de coutume dans un jeu From Software aura probablement droit à un éditeur de personnage) est un ronin équipé d’une « prothèse de ninja » et par conséquent surnommé « Le Loup » a été recueillis enfant par un guerrier samouraï sur un champ de bataille. L’enfant à donc connu un baptême du feu ensanglanté et imprégné par la guerre. Le soldat qui répond au surnom de « Hibou », aura joué le rôle de mentor pour notre jeune Loup qui sera donc adulte lorsqu’on posera les mains sur nos manette Xbox One.

Sekiro : Shadows Die Twice sera disponible le 22 mars 2019 sur nos Xbox One et sur PC.

Microsoft Studios et Xbox se donnent les moyens de leurs ambitions.

 

 

 

Microsoft Studios

 

Microsoft garde le cap, affûte ses armes, peaufine le moindre détail pour sa prochaine Xbox. Cela fait des mois qu’on évoque les grands changements qui interviennent au sein de la division Xbox, et les choses avancent à grands pas.

 

 L’investissement de Microsoft dans les jeux vidéo n’a pour ainsi dire probablement jamais été aussi massif.

Pour s’en convaincre, regardons la stratégie de Satya Nadella et de ses équipes pour la branche Xbox. Entre juin et novembre 2018, Microsoft a acquis 7 studios de développement. On sait que l’entreprise n’a pas fini son « remodelage » interne. D’autres acquisitions sont attendues pour 2019.

Le profil des candidats privilégiés de Microsoft est assez précis mais pas exclusif. Ce sont généralement des studios de taille modeste, à l’effectif oscillant entre 50 et 100 personnes. Souvent ces studios ont la capacité de faire des choses solides avec des moyens (parfois très) limités.

Ninja Theory, InXile, Obsidian ou encore Compulsion Games font typiquement partie de ce schéma. Mais toutes ces équipes ont un point commun, elles flirtent toutes avec la ligne rouge financière en étant indépendant.

 

brian-fargo-revient-sur-l-acquisition-d-inxile-par-microsoft-e0e9f549__w830.jpgLe fondateur d’Inxile, Brian Fargo, l’expliquait il y a quelques semaines : le budget pour créer des jeux dit « Double A » à triplé ces dernières années passant de 5/6 millions à plus de 15 millions de dollars. Intenable pour ces petites structures.

 

 

L’intervention de Microsoft dans le capital de ces entreprises, permet de les alléger d’un poids. D’ailleurs, le géant américain se chargera à présent de tout l’administratif, laissant aux équipes le soin de se concentrer uniquement sur la conception du jeu.

Même l’intégrité de la direction artistique ne sera pas remise en cause par le nouveau propriétaire, qui s’y refuse catégoriquement. Le directeur de Microsoft Studios, Matt Booty sera garant de ce choix stratégique et ne viendra jamais imposer un projet ou discuter des choix artistiques de ses équipes.  


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Matt Booty (Patron Microsoft Studios)

 


Quelles sont les prochaines étapes ?


 

Comme nous l’évoquions un peu plus haut, Microsoft est toujours dans une étape d’expansion et de consolidation de son offre de jeux.

Ainsi, de nouvelles acquisitions de studios se profilent à l’horizon et sont attendues courant 2019. Récemment, Klobrille, « un insider » souvent bien informé, évoquait une prise de contact des équipes de Phil Spencer avec les créateurs de Hitman : IO Interactive.

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Il y a quelques jours, Klobrille affirmait, sans ambiguïté, que Microsoft serait actuellement en discussion active avec des studios indépendants, aussi bien de petite que de grande taille. Et histoire de finir de vous chauffer à blanc, il précise que certains noms seront plus surprenants que les 7 premiers !

Aujourd’hui, l’insider annonce que des négociations avancées sont en cours depuis plusieurs mois avec un studio de taille moyenne, ayant œuvré historiquement pour Playstation.

Gardez à l’esprit qu’il s’agit (que) de discussions, de négociations, en aucun cas cela confirme que les accords iront jusqu’à la signature.

 


Autant d’équipes de développement aura-t-il une répercussion sur le type de projet ou les budgets alloués ?


 

Question légitime. Le nombre d’équipe interne au constructeur monte en flèche, ça tout le monde l’a compris.

Tous sont ambitieux et demanderont des ressources en adéquation pour mener à bien les projets qu’ils auront choisis. Car oui l’éditeur/constructeur américain laisse carte blanche aux nouveaux venus pour créer les jeux qu’ils souhaitent.

Microsoft n’ayant pour ainsi dire jamais autant investi dans la création de jeux vidéo, comment compte-t-il faire ?

La division Xbox ne semble rien laisser au hasard. Le budget alloué à ses studios serait conséquent.  

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Un youtuber répondant au nom de Boogie2988 a pu échanger avec Mike Ybarra. Boogie a retranscrit son échange avec Monsieur Xbox Live durant un podcast diffusé sur YouTube.

Ligne de mire : la prochaine génération. 

Boogie commence et pose la question : « Pourquoi Microsoft achète autant de studios à la fin d’une génération de consoles ?»

La réponse est simple :  

Microsoft souhaite dominer la prochaine génération.

 

Mike Ybarra détaille par la suite le genre de rencontre avec les studios indépendants que Microsoft approche. A chaque fois, quand il rend visites à ces entreprises, le géant américain pose cette question : « Quel projet voulez-vous faire ? ». Tous ces studios, habituellement en difficulté avec leur finance pour boucler leur projet, répondent assez logiquement : « Quel est notre budget ? ».

La question n’est plus là selon l’homme de Microsoft : « Je pense que vous ne comprenez pas, ce n’est pas notre question, notre question est de savoir quels jeux voulez-vous faire ? Nous sommes Microsoft et nous avons le budget. Nous voulons juste savoir quel jeu vous désirez faire, quels sont vos rêves les plus fous ? »

 


En conclusion, Microsoft se donne les moyens d’acquérir beaucoup d’équipes de développement, tout en garantissant des budgets conséquents pour la conception de leur jeu. A l’heure actuelle, Microsoft Studios compte 1800 à 2000 personnes dans ses rangs, réparties à travers 13 studios et œuvrant à la conception d’un catalogue de jeux inédits pour l’écosystème Microsoft (Xbox, PC, xCloud, Gamepass…).


Correction : Darkfoxx

Phil Spencer au japon pour « parler » avec des créateurs japonais.

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« Je m’engage à apporter d’avantage de jeux issus du japon, car nos fans nous le demandent. Il y a du mieux, mais il reste encore du travail à faire ».

Phil Spencer

Depuis 2017, Phil Spencer (directeur de Xbox) multiplie les voyages au pays du soleil levant pour solidifier les rapports entre Microsoft et les développeurs japonais.

Il y a eu du mieux coté jeux japonais sur la machine de Microsoft, puisque des jeux comme: Code Vein, Nier: Automata, Valkyria Chronicle, Jump Force, la compilation des Final Fantasy ou encore Shenmue HD, Monster Hunter: World ou encore Shining Resonance arrivent sur Xbox One.

C’est via son compte Twitter que le Xboss annonce  avoir fait un nouveau voyage au japon pour parler avec les éditeurs/développeurs locaux :

« Je passe cette semaine au Japon rendre visite à des studios et des éditeurs. Ce sera une très bonne chose que de parler avec eux de jeux en développement et d’obtenir leurs avis sur ce qui peut être fait pour continuer d’améliorer les rapports avec les créateurs japonais ».

On peut d’ores et déjà penser que si Phil Spencer se déplace en personne, c’est qu’il ne rentrera probablement pas les mains vide de son voyage d’affaire.

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Il faudra s’attendre dans les semaines et mois à venir à de nouvelles annonces de jeux japonais sur Xbox One. Espérons que la conférence X018 qui se tiendra le 10 novembre prochain puisse mettre en lumière les fruits de cette visite.

 

La renaissance Xbox : les jeux au cœur de l’action.

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Phil Spencer ayant les (presque) pleins pouvoirs sur la branche Xbox depuis quelques semaines maintenant, il profite de l’occasion pour agrandir son entourage direct. Ainsi nomme-t-il son second sur le navire Xbox.

Répondant au nom de Matt Booty, l’homme aura la charge de gérer les budgets, les calendriers et aura à coeur d’appliquer la stratégie générale autour des jeux. Les directeurs de chaque studio first party lui rendront des comptes, là où lui, en rendra à Phil Spencer.

 

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Matt Booty

 

En revanche, l’homme à la tête de la division Xbox garde donc sous sa coupe toute la stratégie globale autour des jeux, du matériel et de la plateforme « au sens large ».

 


Mais qui est Matt Booty ?


 

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L’homme n’est pas un novice dans l’industrie.

A occuper son temps libre au codage et à la réalisation de moteurs de jeux, il était naturel que Matt Booty commence sa carrière comme programmeur et game designer chez Midway en 1991 à Chicago. En 2002, il prendra les rênes de ce même Midway Chicago. Puis supervisera les 6 autres entités de Midway (Seattle, San Diego, Austin, UK…) en tant que PDG en 2008.

Il rejoindra Microsoft en 2010, où il apportera son aide en lançant des jeux first-party sur Windows Phone. Il dirigera notamment les équipes de développement internes en publiant des jeux sur le Xbox live arcade.

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Le futur bras droit de Phil Spencer s’est aussi illustré en ayant joué un rôle « important » dans l’acquisition de Mojang et de Minecraft par Microsoft en 2014.

D’ailleurs, jusqu’à sa nomination récente en tant que second, il était à la tête de Mojang.

 


Pourquoi lui ?  


 

L’homme a fait l’unanimité au sein de Microsoft et de ses équipes. Qu’il s’agisse de Bonnie Ross (343 Industries), Shannon Loftis (Microsoft Global Publishing), Alan Hartman (Turn10), Rod Ferguson (The Coalition) ou encore Craig Duncan (Rare), tous s’accordent sur le candidat de Phil Spencer.

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Quand ce dernier est parti prospecter ses studios au sujet de la nouvelle stratégie, il était clair qu’il fallait quelqu’un pour incarner ce rôle nouveau au sein de la branche Xbox, afin d’être en mesure d’appliquer ladite stratégie efficacement. Le profil de Matt Booty se détachait clairement.

 


Pourquoi un si large consensus auprès des équipes Xbox ?


 

Pour répondre simplement à cette question, il faut probablement s’attarder sur une réponse que Matt Booty a faite à Phil Spencer. A la question : « Est-tu plutôt un commercial, un créatif ou un ingénieur ? » l’intéressé se décrit comme un « mixe » de ces trois profils.

Comme évoqué plus haut, l’homme a tout connu : le côté créatif/ingénieur quand il travaillait en tant que programmeur/game designer ou encore le côté commercial en tant que patron de Midway.

Pour ce qui relève du côté créatif, l’homme ajoute qu’il a toujours eu une règle d’or. Celle de rester à l’écart du processus créatif des équipes, sans interférer. Dans le même temps, il ajoute qu’« il y a beaucoup a gagner en supportant ses studios et en leur fournissant une assistance administrative et opérationnelle » afin qu’ils puissent être concentrés uniquement sur le développement du jeu, que cela « soit leur seul préoccupation ».

 


Quelle est donc la stratégie à mettre en place ?


 

Nous l’avons vu, le numéro 2 chez Xbox devra exécuter la stratégie imaginée par son supérieur. Mais en quoi consiste-t-elle ?

Au cours des récents mois, à plusieurs reprises, Phil Spencer évoquait en filigrane sa volonté de s’attarder sur un chantier prioritaire : les jeux. Plus précisément les jeux maison. Conscient de ses forces mais aussi de ses faiblesses, la stratégie qui prend forme a pour but d’améliorer cet état de fait.

Pour mieux prendre conscience des tenants et aboutissants de cette stratégie, prenons un peu plus de hauteur, en s’attardant sur l’actuel patron de Microsoft : Satya Nadella.

Ce dernier et Phil Spencer ont longuement évoqué ensemble les opportunités sur ce marché du gaming. On dénombre environ 1 milliard de joueurs répartis sur le globe et Microsoft (comme ses principaux concurrents) ne capte qu’une petite fraction de ce marché dense.

Du propre aveu du patron de la Xbox, le cœur de métier et la valeur de la marque Xbox résideront toujours dans ce qu’ils font aujourd’hui : les consoles et tout ce qui gravite autour. Et c’est pour cela que « les gens aiment la marque ». Cependant, il y a tout de même des opportunités à saisir afin d’atteindre toujours plus de joueurs.

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Et c’est là, où Satya Nadella donne le rythme. Il demande à Phil Spencer et ses équipes de penser, de bout en bout, au rôle du « gaming » dans le monde, au rôle que Microsoft peut jouer dans tout cet univers avec le contenu et les services qu’ils ont en main… et ceux qui restent à créer.

De cette stratégie émergent deux axes :

–          Investissement sur les studios First party : faire mieux avec ceux existants mais aussi investir sur de nouvelles ressources (studios, franchises…)

–          Investissement sur du contenu et des services pour capter le large « publique gaming ».

Sur ce dernier point, Phil Spencer précise qu’il en parlera, plus concrètement, ce printemps en détaillant ce que ce nouvel axe stratégique induit.

En ce qui concerne les studios First Party, le discours semble toujours sur la même trajectoire. Certains investissements ont été faits, d’autres restent à faire, mais la machine est en marche.

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L’autonomie inédite que la branche Xbox a gagnée en septembre dernier permettra, sans aucun doute, d’étoffer les équipes internes et les contenus maison.

 

 


En attendant de voir les premières retombées concrètes, nous nous sommes imaginés à la place des décideurs de chez Xbox :

La version de Twins, Darkfoxx, Orbital, Aiolia et Cajp sont disponibles en cliquant sur le pseudo désiré. 


Merci à Darkfoxx pour son aide.

 

Orbital : « Si j’étais Xboss… »

Aujourd’hui, nous vous proposons un exercice un peu particulier : nous prenons, tranquillement, les commandes de la branche Xbox, le temps d’un article, l’un après l’autre chaque semaine. En imaginant ce que cette indépendance, récemment acquise, permettrait de mettre en place au sein de Xbox. Petite difficulté :  5 idées maximum.


La version d’ Orbital


Succédant à Phil Spencer, et fraîchement nommé Xboss au sein de Microsoft… Me voilà donc propulsé Xboss, j’ai la lourde tâche de gérer une marque qui est visiblement toujours surveillée avec un regard particulier, une marque qui, en quête de laisser sa trace dans l’industrie, nous a habitué au pire comme au meilleur mais reste en permanence capable de frapper fort quand elle est acculée. Dans ce contexte, ma ligne directrice générale serait de surprendre en faisant confiance aux studios montants, ceux là mêmes qui ne jouissent pas de l’aura de majors tels des EA, Activision et autre Ubisoft, mais des studios dont le talent est palpable, et qui, je pense, ne demande qu’à ce qu’on lui donne les moyens de s’exprimer en mode AAA. En parallèle je donnerais aussi ma confiance aux licences maison et chercherais à les remettre aux goûts du jour mais d’une manière globale l’idée est de proposer du contenu exclusif en provenance de studios talentueux peu médiatisés ou dans une phase ascendante.

Alors c’est parti pour mes 5 idées principales en tant que Xboss !


Fable fait peau neuve


Fable fait partie du top 4 des licences les plus bancables de Microsoft aux cotés de Gears of War, Halo et Forza. Si les 3 autres ont réussis à s’adapter à l’époque et continuent de contenter les fans tout en faisant du chiffre avec un système de lootbox loyal, Fable, de son coté, a totalement raté son virage. Microsoft avait tenté d’orienter sa franchise vers le MOBA, un genre qui avait le vent en poupe en début de génération au même titre que le battle royale de nos jours, mais en vain. L’idée n’est pas de faire de Fable un battle royale, d’autres licences s’y apprêteraient beaucoup mieux comme State of Decay ou Cracdown. L’idée est plutôt d’anticiper et placer Fable comme le précurseur d’un modèle dans une industrie qui cherche actuellement à changer la méthode de financement des jeux.

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Mon objectif serait, dans un 1er temps, de faire de cette franchise très demandée une saga qu’on aurait plus besoin d’attendre et ainsi de l’extirper du modèle très vieillot des cycles de sorties en épisodes canoniques. Dans un 2ème temps je pense que Fable est LA licence capable de proposer aux joueurs un certain nombre d’éléments qui plaisent aux joueurs en terme de gameplay,  level design et scénario.

Le résultat donnerait un Fable massivement open world (j’ai en tête le magnifique travail apporté sur la world map de Zelda BOTW), jouable en coopération mais non sans certaines règles (pas de drop-in drop-out sauvage), avec un gameplay exigeant de type Dark Souls voir Dragon Dogma. L’atmosphère humoriste du jeu ne serait pas mis à la poubelle pour autant. Le jeu serait en constante évolution avec une map qui grandirait au fil des mois et l’injection d’éléments nouveaux en terme de scénario. Le financement du jeu se ferait en grande partie par un système de micro transactions voir de lootbox loyal considérant l’aspect customisation inhérent à la franchise.


Tango Gameworks affirme son talent


Tango Gameworks est le studio qui exprime à lui tout seul cette idée comme quoi certains studios montants ne demandent qu’à s’exprimer en confiance. Ces studios ont le potentiel pour faire de très grands jeux si, à la manière de Bethesda, on place une certaine confiance en eux. Je pense que ces studios sont trop à cheval entre le studio indépendant de petite envergure et le studio indépendant à plus grosse structure. J’estime que les placer sous une pression saine somme toute logique lorsqu’on leur confie un projet important leur permettrait de donner le meilleur de leur créativité tout en leur permettant de rayonner. C’est ainsi que j’essayerais d’apporter à la branche Xbox des partenaires sur le long terme dans des domaines qui en plus d’être la spécialité de ces studios, seraient des genres manquants dans le portfolio de la Xbox.

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Shinji Mikami à la tête de Tango Gameworks est tout simplement le créateur de la franchise Resident Evil et affiche clairement le survival horor comme un genre qu’il maîtrise. L’évolution entre The Evil Within et sa suite montre à quel point son studio sait hausser le niveau quand cela est nécessaire. Chez Xbox il manque clairement une licence dans le style survival horor et c’est pour cela que je chercherais à créer un partenariat concernant une nouvelle IP avec Tango Gameworks en qui j’aurais pleinement confiance. De plus le studio étant Japonais et ayant déjà travaillé avec une structure américaine telle que ZeniMax, j’aurais moins de craintes quand à reproduire le fiasco Scalebound et prouverait que Microsoft sait travailler avec les studios Japonais, d’ailleurs cela a déjà été le cas à plusieurs reprises par le passé.


Banjo par Studio MDHR


Pour la petite histoire, lorsque Microsoft a racheté Rare LTD, la firme avait flashé sur Donkey Kong Country et ils étaient persuadés que cette franchise ferait partie de la transaction. Erreur fatale ! Donkey Kong appartient à Nintendo et Rare LTD n’avait eu le droit que d’exploiter la licence pour son actionnaire majoritaire de l’époque. MS a donc exploité Banjo qui reste aussi une sympathique franchise.

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Nous sommes en 2018 maintenant et un studio vient de naître, un studio avec un style unique et assumé, Studio MDHR. Ce studio a tellement de talent et surtout un style qui sort vraiment du lot qu’il nous permet d’imaginer le visage qu’auraient pleins de licences si elles avaient été à un moment des productions Studio MDHR. On a pu le voir sur les réseaux sociaux avec Dark Souls en mode Cuphead sobrement appelé Cup Souls.

Parallèlement j’admire le modèle d’Ubisoft qui est un des rares majors de l’industrie à ne jamais hésiter lorsqu’il s’agit de proposer des jeux en 2D qui ont « de la gueule », je pense à Child of Light, Soldats Inconnus ou encore Rayman. Microsoft a déjà eu l’excellente idée de financer le superbe Ori et maintenant Ori 2 mais moi j’enfoncerai le clou avec une autre licence à la 2D superbe.

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Mon idée serait de créer a nouveau un partenariat à long terme avec un studio montant, et qui je suis sur ira très loin, en leur donnant la chance de s’affirmer sur une licence appréciée et elle aussi très demandé: Banjo. Je pense qu’on pourrait être agréablement surpris et revivre l’effet Donkey Kong Country avec un superbe Banjo made in Studio MDHR. Je ne pense pas que l’avenir de Banjo sois obligatoirement en 3D à la Mario et je tenterais le coup avec un Banjo comme jamais on ne l’a vu.


Gearbox Software en orbite


Bon Gearbox Software n’est pas un studio montant, c’est à dire qu’il existe depuis 20  ans environ, mais ce studio dégage un petit truc de studio de l’ombre, celui qui co-développe, comme ce fut le cas sur Halo premier du nom dans sa version PC ou Half-Life. On capte un certain talent chez ce studio qui depuis Brother in Arms, malgré certaines bonnes idées, n’a pas réussi à exprimer ou faire comprendre son talent, jusqu’à l’arrivée de Borderlands.

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Je vous avoue que mon idée à la base était de confier Halo à Gearbox Software, oui carrément. Leur vision du FPS à travers leur franchise Borderlands me parle et j’avais vraiment envie de les voir appliquer leur vision à la franchise Halo. Mais cela aurait été une erreur, Halo n’a pas vocation à être un RPG (hors Spin-off cela dit) ou proposer un gameplay de donjon RPG. Halo est un FPS space opera pur et dur et cela ne doit pas changer, en soit Halo 5 est ce que Halo doit être.

Mais il y a un truc avec Gearbox Software, je serais très tenté de leur confier un projet de jeu entièrement coopératif dans un univers Sci-fi avec une exploration très poussée. Ou pourquoi pas dans un monde post apocalyptique. On sent que Gearbox commence à dessiner sa spécialité qui se présente comme du FPS coopératif-tactique en monde ouvert, il y a du Destiny dans leur vision mais en nettement plus tactique et avec un gameplay plus posé. Cela dit leur rachat de la franchise Homeworld pourrait être mis à profit. Pourquoi ne pas commander Homeworld 3 ? Néanmoins au-delà d’un jeu particulier c’est la vision du gaming de Gearbox Software qui, je pense, ne doit pas être ignorée. Ce studio est pleins de talent et avec un budget intéressant ainsi qu’un éditeur ambitieux, il se pourrait que ce talent rayonne comme il le mérite et rejoigne, par la même occasion, le portfolio de la Xbox de façon exclusive.


Frontier Developments ressuscite The Outsider


Comme vous le savez il y a des styles dans le gaming qui débarquent et qu’on ne voyaient pas venir. On a parlé des MOBA un peu plus haut, le battle royale maintenant, il y a eu le style instauré par Minecraft, les jeux de zombis etc. Il y en a eu d’autres et il y en aura encore à venir et peut être encore d’autres qui reviendront. En tant que Xboss j’ai le sentiment que le genre gunfight dans le style John Who va avoir droit à son heure de gloire. Il y a déjà eu de sympathiques tentatives par le passé comme la franchise Dead to Rights ou encore les Max Payne voir Stranglehold. A l’image de Quantum Break, c’est pour moi un genre qui a peu évolué, et même si Quantum Break avait des qualités, il n’a pas su apporter les évolutions pertinentes pour le genre gunfight. En tant que Xboss au passage je ne lâcherais pas la franchise Quantum Break et je suis sur que Remedy pourrait faire un 2ème opus mieux calibré en terme de gameplay mais parallèlement je prendrais la décision de ne pas laisser fuir un partenaire de longue date: frontier Developments.

Ce studio est partenaire de Microsoft depuis longtemps et avait même signé un deal qui les amener à proposer régulièrement des jeux pour les plateformes gaming de Microsoft. Frontier Developments avait d’ailleurs ouvert un second studio à la tache sur un jeu censé être ambitieux mais malheureusement annulé en début de génération. Je considère que ce jeu pourrait faire partie d’un style qui pourrait être amené à manquer dans l’avenir. Je pense qu’un certain The Agent va refaire parler de lui très prochainement du coté de la concurrence et que Sony a déjà par le passé envisagé le retour du genre gunfight. Lorsque cela se produira, la Xbox aura besoin d’être présente sur ce secteur et dans le meilleur des cas la seule console à proposer ce genre.

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Mon idée est donc de ressusciter The Outsider mais bien-sur de façon plus ambitieuse et calibrée à notre époque. Gameplay TPS en cover et action aux scripts bien pensés dans un shooter nerveux et au scénario bien mis en scène. Pourquoi pas une évolution vers un mode multi dans les épisodes à venir en cas de succès.

CONCLUSION

Voilà pour mes décisions en tant que Xboss. J’ai affiché ici des décisions concernant un chantier plus focalisé sur les jeux mais bien évidement d’autres décisions d’ordre plus politique devront accompagner mes choix, même si je considère que Spencer a clairement fait le boulot parfait à ce niveau. Mon travail serait donc facilité et je pourrais employer mon énergie pour déceler les tendances de demain aussi bien dans le style de jeu qui pourrait avoir le vent en poupe que dans les méthodes de financement des jeux et leur impact sur l’architecture de ces derniers. Mon envie suprême serait de m’insérer dans la brèche ouverte par mon prédécesseur et d’essayer de changer les habitudes d’une industrie trop bridée par le passé. Tout en restant dans le respect des gamers, j’essayerais de trouver un moyens de leur proposer des jeux avec moins d’attente mais une qualité non relayée au second plan tout en positionnant le modèle Xbox comme celui a suivre par  l’industrie.

La version de Twins est disponible ici.
La version de Darkfoxx est disponible ici.

Microsoft sort « le chéquier » pour étoffer son catalogue.

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Les infos et autres rumeurs ne finissent plus de graviter autour de Microsoft et de sa Xbox en ce mois de janvier 2018.

Ainsi, depuis plusieurs jours, les rumeurs d’un Perfect Dark, d’un Fable IV ou encore d’un Forza Horizon 4 au Japon s’entremêlent aux informations avérées :  The Coalition préparant une nouvelle franchise  ou encore State of Decay 2 s’apprêtant à faire parler de lui d’ici quelques jours.

Les choses continuent dans ce sens, et c’est un membre du studio Danois Flashbulb Games qui vient nous parler de Microsoft sur le forum resetera :

 « Sans entrer dans trop de détails, je sais de source sûre que Microsoft a sorti son chéquier et recherche activement de petits ou gros jeux qui pourraient devenir exclusifs Xbox, aussi bien temporairement que définitivement. »

La question qui vient à l’esprit consiste à savoir comment ce petit studio, planchant sur Trailmakers, peut-il être au courant ?

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Si l’on vous dit : Press Play ? Souvenez-vous. Ce petit développeur indépendant acheté par Microsoft en 2012 et ayant œuvré sur des titres comme Max: The Curse of BrotherhoodTentacles: Enter the Mind ou encore Kalimba. 

L’histoire de Press Play fut malheureusement stopper par l’éditeur américain en mars 2016. Les fondateurs sont donc partis créer, toujours au Danemark, Flashbulb Games. Ils ont même pu récupérer leurs différentes licences ce qui explique, par exemple, l’arrivée de Max: The Curse of Brotherhood sur PS4 ou Nintendo Switch.

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Peut-on y voir un lien ? Certains sont-ils toujours en contact avec les équipes de Microsoft ? Quoi qu’il en soit, Phil Spencer, si l’on accorde du crédit aux dires du monsieur, met bien en œuvre ce qu’il avait promis : un focus sur les studios et les licences exclusives.

Phil Spencer promu. La Xbox plus importante que jamais!

 

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Alors que certains joueurs aimeraient voir Phil Spencer quitter son poste à la tête de la division Xbox, jugeant sa prestation de piètre qualité, son employeur, lui, confirme son approbation totale. 

A l’aube de sa 4ème année, le « Xboss » est donc promu. Il rejoint la plus haute sphère au sein de la hiérarchie Microsoft, celle qui côtoie en direct le grand patron Satya Nadella.

En faisant cela, Microsoft donne une place de choix et ses lettres de noblesse (enfin !) au jeu vidéo en faisant siéger Xbox auprès des équipes dirigeantes.

Ce qui signifie deux choses :

          Satya Nadella a conscience de l’importance du jeu vidéo pour Microsoft.

          La branche Xbox n’a jamais été aussi ancrée et importante pour l’entreprise.

 

Avec l’équipe Microsoft Waypoint, nous avons longuement évoqué (entre nous) la promotion du directeur Xbox, en essayant d’y déceler les tenants et les aboutissants. Tout ça sans pour autant coucher sur papier nos idées et autres déductions trouvées. Mais à l’heure où j’écris ces lignes, Windows Central a rédigé un article causant des conséquences de ce choix stratégique sur la branche Xbox, très complet et avec lequel nous partageons l’essentiel des idées.

Ainsi, avec un petit décalage, nous vous proposons cet article qui démontre les bénéfices d’un tel mouvement interne. Car oui, il n’y a en tout et pour tout que des points positifs à une telle nomination.

 


Une liberté (presque) totale pour Xbox.


 

Premier gros changement pour M. Phil Spencer : ne plus rendre de compte à Terry Myerson, le patron de Windows.

Oui, la branche Xbox fût jusqu’à présent chapeautée par la division Windows, comme une sorte de « sous-division ». Mais ne vous méprenez pas, la convergence (entre Xbox et Windows) actuelle n’est pas une lubie de Terry Myerson que Phil Spencer aurait, à présent, le loisir de remettre en cause.

Cette convergence continuera donc en s’améliorant. C’est de fait une force pour la marque Xbox ainsi que pour Windows, même si, je vous le concède, ce n’est pas forcément très limpide par moment. 

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Satya Nadella (PDG Microsoft)

 

Pour faire simple, Phil Spencer sera en lien direct avec Satya Nadella, sans aucun intermédiaire. Et c’est précisément là où le patron de la Xbox gagne en liberté. Conséquence immédiate : une marge de manœuvre inédite depuis l’entrée de Xbox dans nos salons.

Il faut dire que Terry Myerson n’est pas vraiment connu pour avoir le business du « gaming » dans le sang comme Phil Spencer. Et pour ainsi  dire il ne jugeait les propositions de ce dernier que par le prisme de Windows

Comme le souligne très justement le site anglophone, il n’en faut pas beaucoup plus pour avoir la puce à l’oreille sur une situation où d’importantes décisions ont probablement été tuées dans l’œuf, ne bénéficiant pas assez directement à l’OS historique.

Windows Central illustre concrètement le souci auquel Phil Spencer s’est confronté en évoquant le Windows Store. Cela devient une habitude : dès qu’un gros jeu, souvent maison, sort sur le Windows Store, on assiste à une pléthore de couacs arrivant avec lui. Rares sont les cas où tout se passe sereinement depuis 2 ans.

Tandis que dans le même temps, sur le Xbox Store, c’est un (quasi) sans-faute.

Comment l’expliquer ? Tout simplement et comme les noms l’indiquent : le Windows Store est géré par les équipes Windows, le Xbox Store par la division Xbox.

Nous n’irons pas jusqu’à dire que les messieurs de Windows n’ont rien à faire du jeux vidéo mais manifestement ils ne se donnent pas les mêmes moyens que chez Xbox.

Vous avez donc un aperçu de la probable difficulté à laquelle s’est confronté Phil Spencer durant 3 ans, tout en redressant une branche meurtrie par l’ouragan Don Mattrick au lancement de la Xbox One en l’an 2013.

 Le résultat est plutôt réussi (sans être parfait) quand on prend conscience de ce contexte difficile. Ne serait-ce que la politique « made in Spencer » que nous évoquions il y a quelques mois qui suffit à donner le ton pour la suite des évènements avec cette indépendance fraichement acquise. 

 


La question du budget. 


 

Quand la question du budget de la branche Xbox s’incruste dans les débats sur les forums de jeux vidéo, tout le monde se transforme en maître de la finance à grand coup d’éclats et d’affirmations sorties de nulle part… Enfin, pas tout à fait de nulle part… Les rumeurs et autres « analyses d’analystes qui analysent » viennent semer le doute.4editeurs20170612_074525_3_big

 Dernièrement l’idée que la branche Xbox soit sciemment sous-alimentée budgétairement parlant a suffit pour relancer l’annonce d’une mort prochaine du secteur Xbox chez Microsoft et d’un désengagement total de ce dernier.

Ce changement dans l’organigramme vient balayer d’un revers de la main tous fantasmes à ce sujet. 

A présent, le budget de la branche Xbox lui sera de facto attribué directement en lieu et place d’un « pourcentage » en provenance de la division Windows.

La marge de manœuvre s’en trouve accrue pour les équipes de Phil Spencer. Ce dernier pourra aussi s’entretenir directement avec Amy Hood (la directrice financière de big M). 

De l’aveu même du patron de la Xbox, le prochain chantier se matérialisera sur les studio 1st party. Ceux du Xbox live, de l’OS de la console et du hardware étant arrivés à termes.

 

Voilà que cette liberté de mouvement mettra toutes les chances du côté de M.Spencer, même si les bénéfices ne devraient être palpables que dans plusieurs longs mois. Cela étant dit, il se murmure que les équipes Xbox pourraient hériter de la gestion des jeux sur le Windows Store, de quoi assurer, enfin, le suivi que les joueurs attendent ? 

 

Merci à Darkfoxx pour son aide.

La rétrocompatibilité au secours des jeux solo?

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L’E3 a été l’occasion d’apprendre qu’à l’instar des jeux Xbox 360, une partie des jeux de la première Xbox deviendrait jouable sur Xbox One. Une décision qui fait plaisir aux joueurs, et qui pourrait jouer un rôle dans l’industrie selon le Xboss.

C’est au micro de Giant Bomb que Phil Spencer donne un des avantages de la rétrocompatibilité. Selon lui, ça pourrait atténuer la menace qui plane sur les jeux solo.

« L’une des choses dont je m’inquiète – et j’en ai déjà un peu parlé – sont les jeux individuels basés sur une histoire. »

En effet, on vous en parlait il y a quelques jours, mais selon Phil Spencer, les « jeux services » captent de plus en plus de joueurs, ce qui pourrait, à terme, avoir un impact négatif sur les jeux solo.  Il explique plus précisément en quoi cette mutation du marché peut jouer sur les jeux solos.

« C’est difficile quand beaucoup de parties se déroulent quotidiennement sur ces jeux longs et qui se développent étant basés sur les services, et que vous avez un jeu plus petit et à un seul joueur … comment trouve t il son auditoire quand tellement d’heures (de jeu) sont monopolisées? »

On ne peut nier que les jeux services sont chronophages, mais ce que craint le boss de la division Xbox, c’est qu’habitués par l’énorme durée de vie de ces jeux, les joueurs commencent petit à petit, à considérer que des jeux axés sur la narration, forcément plus courts, valent moins le coup d’investir dedans, et qu’ils finissent à terme par les négliger. L’un des avantages de la rétrocompatibilité est de permettre d’entretenir le goût pour ce genre de jeux.

retro xbox« L’une des raisons pour lesquelles j’aime apporter la compatibilité Xbox originale et 360, c’est parce que je veux … certains de ces anciens jeux devraient également être joués en ce moment. Peut-être que je pense ne pas vouloir dépenser 60 $ sur un jeu qui a un début, un milieu et une fin que je peux réellement voir. J’espère qu’on n’en arrivera jamais là, mais certaines personnes pourraient avoir cette mentalité. »

Ainsi, en permettant de redécouvrir d’anciens jeux sur une machine actuelle, Spencer semble espérer redonner une certaine valeurs à ces vieux titres, dont beaucoup sont des jeux solo, et ainsi continuer de favoriser l’attrait pour les jeux basés sur la narration. Car si Phil Spencer est bien conscient de l’énorme avantage des jeux basés sur le service pour les entreprises, il pense qu’il est important pour l’industrie de maintenir une grande diversité.

« Je veux que toutes sortes de jeux réussissent. Je ne pense pas que nous voulons voir la mort de jeux qui ont un début, un milieu et une fin. »

Des propos qui entrent en résonance avec ses précédentes déclarations sur le sujet où il expliquait qu’il était important d’élargir l’audience de ce type de jeux pour qu’ils soient pérenne à une époque où les « jeux service » captent de plus en plus d’audience.

Vous pouvez suivre son intervention complète sur la vidéo qui suit.

source Gamesradar