test ‘Xpress: Old Man’s Journey

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Nom complet: Old Man’s Journey

Développeur: Broken Rules

Plateforme(s): PC – Xbox One – PS4 – Switch – Mac – Smartphones

Genre: Point & Click

Nombre de joueurs: 1

L’histoire:

Le poids des années se fait ressentir sur vos épaules. Comme chaque jour vous prenez l’air, votre regard posé sur l’horizon, à regarder sans vraiment les voir, les vagues danser, quand soudain, une clochette retentit derrière vous, c’est le facteur. Une lettre? pour vous? mais de qui?…oh..! Ni une ni deux, vous prenez votre sac à dos, et quittez votre maison, en partance pour un long voyage durant lequel les souvenirs de toute une vie se bousculeront.

L’avis de cajp:

note 3Le principe d’Old Man’s Journey est simple, vous devez progresser dans un décor en 2D très coloré, fait à la main, en modifiant la topographie pour faire avancer votre personnage. Impossible de « perdre » dans ce jeu, vous n’avez pas de temps limité ni de pièges mortels, et encore moins de casses têtes qui mettraient vos nerfs à rude épreuve. Non, au contraire, le but étant de faire progresser le joueur, sans stresse, jusqu’au moment où le vieil homme se posera et se remémorera un de ses souvenirs, lequel prendra la forme d’une image légèrement animée retraçant les moments importants de sa vie. Et c’est là la force de ce jeu! Pas de cinématiques aux effets « whaou », pas de textes à rallonge, pas de narrateur à la voix ténébreuse qui nous décrit un scénario compliqué… Toute la narration se fait par l’image. Un procédé ici maitrisé, qui nous fait découvrir une histoire à la fois simple et émouvante.

Il est parfois bien difficile de faire la critique d’un jeu. On est souvent poussé à se focaliser sur des éléments généraux qui ont pour but de donner un cadre aux « tests ». Des éléments qu’on imagine indispensable d’évaluer, tels les graphismes, la durée de vie, le scénario, le gameplay, etc… Mais il arrive que ces éléments de référence ne soient pas pertinents pour un jeu, et c’est le cas ici. Alors que la plus part des productions vidéoludiques font la part belle au challenge, à la compétition ou au grand spectacle, Old Man’s Journey, lui, fait figure d’exception rafraichissante pour tout ceux qui souhaiteraient faire une pause dans les tueries et les affrontements de toutes sortes. Il faut juste être bien conscient de ce que nous offre ce soft.

Simple, apaisant, et émouvant sont les mots que j’utiliserais pour qualifier ce titre qui peut, sans le moindre soucis, s’adresser à tous les ages, du plus jeune (même s’il ne sait pas encore lire) qui découvre les jeux vidéo, au plus ancien qui veut juste qu’on lui raconte l’histoire d’une vie, sans aspiration héroïque ni destin tragique, juste celle d’un vieil homme nostalgique.

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OMEGA STRIKE: du metroidvania sauce nanar

Omega Strike fait partie de ces jeux qui se sont retrouvés dans ma shop list en 2 minutes grâce à un argument souvent anodin mais qui presque tout le temps prend sa source dans ma curiosité. Dans le descriptif du jeu, outre la liste des différentes features que nous serons amenés à rencontrer dans le jeu, une m’a interpellé. Elle affichait fièrement une bande son made in Ken Snyde. La bande annonce proposait une musique déjà super sympa et je me demandais « mais qui est donc ce Ken Snyde ? » 2 minutes plus tard je plongeais dans une aventure sympa et nanaresque, développée par Woblyware.

 

Alors soyons honnêtes, sa bande annonce résume quasi à la perfection ce que vous rencontrerez dans Omega Strike, on y voit dans les grandes lignes l’intérêt du jeu. En la visionnant vous saisirez probablement ce qui m’a fait télécharger le jeu. Il s’annonce simple et efficace, pixel art non grossier (oui oui j’insiste au travers de mes tests mais le pixel art n’est pas obligatoirement une bouillie de pixel), un gameplay typé metroidvania et comme vous pouvez l’entendre, une musique « trop cool ! » En bon amoureux et nostalgique des années 80, je me suis dis ce jeu va me plaire.

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Notre trio de héros

Comme mentionné dans le titre, le jeu arborera une petite ambiance nanar mignonesque, et pour être franc je ne sais pas si c’est voulu ou non mais les références sont si nombreuses que je ne peux imaginer que cela soit un hasard. Nous contrôlerons donc 3 personnages chacun clairement militarisés avec des compétences qui le seront tout autant. L’un prendra des allures de Rambo, sera capable de s’accrocher aux poutres et de proposer un tir rapide de mitrailleuse, le second ressemblera à une caricature de ninja capable d’un double saut et de tirer au fusil à pompe ; pour finir, le troisième se présentera comme un personnage plus bodybuildé, équipé d’un lance grenade et expert en explosifs. Cette escouade devra s’opposer au vil Docteur OMEGA et son armée de mutants afin de réduire à néant ses ambitions de domination du monde.

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Le Dr OMEGA et son armée

Nous commencerons par une classique phase de tuto bien intégrée au scénario où notre trio devra fuir une base souterraine. Cette séquence sera l’occasion de présenter les différentes premières capacités de nos héros mais aussi d’introduire l’un des atouts majeur du gameplay d’Omega Strike, à savoir, la possibilité de switcher d’un héros à l’autre afin d’évoluer dans les niveaux et encaisser les pièges et autres obstacles du level design ou du bestiaire. En fin de tuto nous auront droit à un événement on ne peut plus classique mais toujours aussi efficace, la dispersion de l’escouade dont il ne restera plus qu’un membre. Vous l’aurez compris il faudra aller libérer ses copains et surtout leurs capacités, un peu à la manière d’un Megaman.

Une fois le tutoriel bouclé, nous serons face à ce qui fera office de hub central de la map, un village dans lequel nos héros devront régulièrement revenir se préparer pour leurs diverses excursions dans les niveaux du jeu. Au programme, ravitaillement en items de restauration, boutique où nous pourrons y dépenser l’argent gagné et upgrader nos capacités. Nous y trouverons aussi un hélico qui nous permettra de voyager vers les 5 cartes du jeux, chacune déblocables au grès des découvertes et des boss vaincus dans un classique ordre de difficulté. Justement, parlons de cette dernière. La difficulté du jeu est bien dosée dans l’ensemble, le bestiaire, bien diversifié, n’est jamais trop vicieux mais jamais non plus placé au hasard. Le gameplay ne souffrera jamais de gros défauts et restera toujours précis tout en autorisant les erreurs d’approximation, dans les sauts par exemple.

La difficulté monte crescendo et les prémices d’un obstacle nouveau seront toujours logiquement effacées par de nouveaux pouvoirs fraîchement gagnés. J’exprimerais tout de même un regret. Il est dommage de voir que la fonctionnalité de switch de personnages n’ait pas été assumée à un plus haut degrés. Je m’attendais, à un moment, à avoir à faire à des passages plus tortueux où il aurait fallu sauter puis switcher tirer puis reswitcher avant de reposer le pied sur une hypothétique plateforme par exemple, mais non rien de tout ça. Changer de personnage ne se fait jamais sous la pression de ce qui gravite autour du héros. Je rajouterais que les boss, bien qu’originaux, ne sont jamais réellement compliqués et que les plus difficiles d’entre eux semblent avoir annihiler toute idée de stratégie d’apprentissage de leur paternes au profit d’une technique plus bourrine où il suffira de rester en vie et de se goinfrer d’items de restaurations tout en tirant dessus.

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Terminons par ce qui m’a fait acheter le jeu, la mise en avant de la bande son. Et bien je dois vous avouer que, bien que sympa, j’ai quand même été un chouia déçu, la meilleure musique est clairement celle de la bande annonce du jeu. Cela ne veut pas dire que les musiques du jeu sont mauvaises, elles sont sympas et on les gardera en tête assez facilement grâce à un style rétro bien présent, en revanche ce petit ton année 80 palpable dans la bande annonce est absent du jeu. Voilà, curiosité levée, et au passage Ken Snyde est un artiste qui travaille sous le pseudonyme « Coda » pour un label musical indépendant du nom de Scarlet Moon Productions spécialisé dans la musique pour jeux vidéo.

Pour conclure, Omega Strike est un jeu simplement amusant, au gameplay simplement efficace, à la bande son simplement rétro avec un méchant qui veut simplement conquérir le monde et une triplette de héros qui veulent simplement l’en empêcher. Le switch de héros est simplement cool, le level design est simplement bien pensé, les capacités simplement utiles pour avancer le tout dans un gameplay simplement accrocheur et dans le fond c’est simplement ce qu’on demande à un jeu vidéo non ? Comptez simplement une dizaines d’heures de jeux pour une simple dizaine d’Euros et des succès assez simples à débloquer.

 

 

Test’Xpress: Ori and the Blind Forest

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Nom complet: Ori and the Blind Forest

Editeur / Développeur: Microsoft / Moon Studio

Plateforme(s): PC – Xbox One

Genre: Metroidvania

Nombre de joueurs: 1

L’histoire:

A la suite d’une terrible tempête, Ori a été arraché à l’arbre aux esprits. Ce dernier appelle désespérément son enfant mais se voit attaqué par Kuro, un rapace aux airs de chouette géante. Suite à cette attaque, l’arbre aux esprits se meurt, impactant toute la forêt, Ori doit alors partir le sauver.

L’avis de cajp:

note 5Un vrai coup de cœur, et une franche réussite à tous les niveaux! Visuellement ce jeu est un constant émerveillement, une succession de tableaux qui prennent vie sous nos yeux. Les musiques arrivent à susciter des sentiments tellement forts que je suis sûr que les joueurs les plus sensibles seront pris d’émotion bien après avoir terminé le jeu, et ce, rien qu’en entendant quelques notes. L’aspect narratif est une vrai leçon pour bien d’autres jeux, nul besoin de longues cinématiques et d’explications interminables, là encore tout passe par l’émotion des personnages qui suscitent ainsi l’empathie.

Un mot enfin sur le Gameplay qui est très exigeant mais heureusement, très précis et de plus en plus riche au file de notre partie, seule l’attaque en piqué vers le sol m’a causée quelques difficultés. Ori and the Blind Forest est loin d’être une promenade de santé, je dirais même qu’il propose un sacré challenge, mais le jeu en vaut la chandelle tant cette expérience vidéo ludique donne au mort « art » toute sa valeur.

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Nos Tests Xpress arrivent

On y est! Comme expliqué lors de notre article « entre bilan 2017 et projets 2018 » , cette année, on va essayer de vous proposer des critiques personnelles plus courtes que des tests complets. Le but étant de donner un avis rapide à lire sur un jeu sans tomber dans l’éternel système de notation scolaire, nous nous contenterons juste de raconter brièvement l’histoire sans spoiler, de donner notre avis sur quelques points qui nous ont particulièrement marqués sur ce jeu et de résumer ça au travers de 5 « ressentis » détaillés ci dessous (les visuels sont susceptibles de changer).

A noter qu’un même jeu pourra faire l’objet de plusieurs tests’Xpress de la part de plusieurs membres de l’équipe, le but étant que chacun puisse donner son avis s’il le souhaite.

 

note 5Une légende est née:

Le jeu dont on se souviendra dans bien des générations, le titre qui entre dans la légende de la, ou des machines sur lesquelles il tourne.

 

note 4Quel pied!:

Un très bon jeu, une valeur sûr même, le genre de tires sur lequel on s’est franchement éclaté et qu’on aurait aucuns mal à recommander.

 

note 3Sympa…:

Sans casser 3 pattes à un canard, c’est un jeu sur lequel on a passé un agréable moment. Si on devait le conseiller ce serait à petit prix mais il y a quand même moyen de s’amuser dessus.

 

note 2Mais quelle bouse!:

Non, franchement, pas top. à la rigueur on le conseillerait pour un collectionneur, mais d’un point de vue ludique, il y a tellement de bons jeux que ce serait dommage de s’attarder sur celui ci. Après, les goûts et les couleurs…

 

note 1Ma console est souillée!!:

Alors là c’est clairement non! on arrive au stade du foutage de gueule, de l’arnaque, des minutes perdues de sa vie qu’on ne récupèrera jamais. Le jeu qu’on ne conseillerai pas à quelqu’un à moins de lui vouloir du mal.